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mars 2014

  • 25 marsCeped fait son cinéma...

    25 mars 2014
    Conférences/Débats

    Le Ceped  a le plaisir de vous convier à la nouvelle saison du  "Ceped fait son cinéma..."
    La première séance se tiendra le 25 mars 2014 à 18h30 précises*
    Le film "Les enfants du déracinement, mémoires du peuple Garifuna en Amérique centrale" sera présenté.
    Il s'agit d'un film en version originale en espagnol « Los Hijos del destierro », sous-titrée en français.
     
    Ce film a été réalisé par Melesio Portilla Viveros et Carlos Agudelo (URMIS) a  été conseiller scientifique.
    Carlos Agudelo assistera à cette présentation.
    La projection sera suivie d’une discussion animée par Carola Mick (Université de Paris Descartes-Ceped) et d’un débat avec la salle.
      Les enfants du déracinement, mémoires du peuple Garifuna en Amérique centrale
     

    Résumé

    Vers le milieu du XVIIème siècle, des africains fuyant l’esclavitude se réfugient dans des îles des petites Antilles où ils cohabitent avec les « Indiens Caraïbes » pendant environ un siècle. De cette rencontre naît un groupe ethnique particulier, « les garinagu » - et leur culture « garífuna » -, longtemps connus sous le nom de « Caraïbes noirs ».
    À la fois partisans et victimes de la confrontation entre les pouvoirs coloniaux français et anglais dans la région, les « Caraïbes noirs » sont vaincus et déportés vers l'Amérique Centrale en 1797, puis survivent aux guerres des XIXème et débuts du XXème siècle en se dispersant dans quatre pays de la région : le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Belize. Au cours de cette mobilité, le groupe conserve et développe ses principales valeurs identitaires, notamment la langue et la culture.
    Au début du XXème siècle, les « Caraïbes noirs » entament un processus de réactivation de leur identité et de leur mémoire historique, conçues depuis lors comme des ressources dans leur lutte pour la reconnaissance et l’inclusion sociale. Un siècle plus tard, au début du XXIème siècle, ils occupent des postes de représentation dans les hautes instances de décision politique de leurs pays respectifs, ils obtiennent la reconnaissance de leur langue et de leur culture comme “Patrimoine intangible de l'humanité” par l'UNESCO et consolident un réseau transfrontalier dans les quatre pays d'Amérique Centrale et avec les Communautés de migrants aux États-Unis.