Bienvenue sur le site de l'université Paris Descartes

Le quidditch expliqué par les joueurs !

On entend parfois parler du quidditch dans un article dont on ne retient uniquement que l’existence de ce sport. L’Université Paris Descartes comptant 2 joueurs dans ses rangs, voici un des rares articles sur le quidditch vu de l'intérieur !

Comment ce sport se joue-t-il ? 

Il existe bien sûr  quelques différences entre le fictif et le réel : à terre nous ne volons pas mais tenons nos balais et courons avec. Nous portons également des bandeaux représentant notre poste : les 3 poursuiveurs ont des bandeaux blancs et le gardien a un bandeau vert. Ces 4 joueurs jouent avec un souafle (une balle de beach-volley légèrement dégonflée) qu'ils doivent passer entre les anneaux, ce qui apporte 10 points. Pour ce faire on peut faire des passes, tirer, plaquer ou encore raffuter. A cela s'ajoutent deux batteurs aux bandeaux noirs. Lorsqu'ils touchent quelqu'un avec leur cognard (balle de Dodgeball), celui-ci est hors-jeu, il ne peut rejouer qu'une fois qu'il a touché ses anneaux. Finalement, un attrapeur vêtu d'un bandeau jaune entre en jeu à la 18ème minute et tente d'attraper une chaussette dans le dos du vif d'or (qui est un membre du corps arbitral). S'il y arrive, son équipe remporte 30 points et le match se termine.

 

Quels sont alors les enjeux stratégiques ?

La grosse difficulté au quidditch, c'est de coordonner l'action des joueurs selon leur poste : le but des batteurs est de soutenir les joueurs de souafle et l'attrapeur, mais pour les aider il faut tantôt toucher les autres batteurs, tantôt toucher les poursuiveurs adverses. Il y a beaucoup de ces choix à opérer rapidement. Beaucoup de ces choix dépendent de où sont les cognards. Comme il y en a 3, il y a toujours une équipe qui en a plus que l'autre et qui a donc le contrôle, c'est alors l'occasion de profiter de la pression mise par les batteurs.

Très important également, lorsque les attrapeurs sont sur le terrain, il faut savoir sur quoi se concentrer. Dans le cas où une équipe perd de 40 points, elle ne veut pas attraper le vif d'or car le match se terminerait avec un retard de 10 points, il faut alors défendre le vif d'or, avec l'attrapeur et éventuellement les batteurs, le temps que les poursuiveurs et le gardien marque plus de buts que les adversaires. Il y a beaucoup de choix à faire sur le court terme (tirer, passer, reculer, avancer…) et sur le long terme (jouer vite, se concentrer sur les batteurs, tirer de loin…).

 

A quoi ressemble alors la scène compétitive ?

Il y a des compétitions nationales, continentales et mondiales. En France, les Titans Paris Quidditch (l'équipe dans laquelle joue notamment Mourad, en STAPS à Descartes) est triple championne de France. Au niveau européen, les même Titans sont double champions d'Europe et iront en avril près de Munich pour tenter d'amasser un troisième titre.

De plus, les équipes nationales ont un gros tournoi par an : l'été dernier l'équipe de France a perdu en finale de la coupe d'Europe contre l'Angleterre. Celui d'avant la France est arrivée 5ème à la coupe du monde, suite à une élimination sur le fil contre les champions du monde, l'Australie.

Mourad raconte : « Les compétitions sont de plus en plus serrées et difficiles, beaucoup d'équipes s'entraînent 3 fois par semaine, sans compter la préparation physique que tout le monde fait en parallèle pour tenir les tournois avec 8 ou 9 matchs sur un week-end »

Ce qui est aussi amusant c'est de connaître ses adversaires : « Avant un tournoi on prépare des stratégies en particulier contre certaines équipes car on connaît les joueurs et leurs points faibles. ».

A tout cela s'ajoute un aspect inclusif

Premièrement et contrairement à ce que l'on peut penser, il ne faut pas être un fan d'Harry Potter pour jouer à ce sport, les premiers joueurs l'étaient mais plus le temps passe et plus la proximité avec la saga se perd. Ensuite le quidditch est obligatoirement mixte : sur les 6 puis 7 joueurs par équipe sur le terrain, seuls 4 peuvent avoir le même genre. De plus, les personnes ne se considérant ni homme ni femme peuvent également jouer. Enfin, la diversité des postes permet à chacun de trouver un rôle qui lui convient, quelque soit le gabarit ou les facultés d'une personne, tout le monde peut jouer et s'amuser.

Léonard Podetti