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La Colline aux Coquelicots

La Colline aux Coquelicots

Depuis le 11 janvier, le long-métrage la Colline aux coquelicots est dans les salles. Dans ce film d'animation des studios Ghibli, réalisé par Gorō Miyazaki, Umi et Shun, deux lycéens, se trouvent entraînés dans une histoire d'amour que des circonstances particulières liées aux années 1960 viennent perturber.

L'Histoire

Le film est librement inspiré du manga du même nom, de M. Sayama et Mme Takahashi. Umi vit avec sa grand-mère dans une pension située sur une colline et hisse chaque matin, face à la mer, des drapeaux en pensant à son père disparu. Au début du film, qui se déroule en 1963, elle rencontre Shun et s'engage à ses côtés pour sauver le Quartier latin, un vieux bâtiment qui accueille les clubs et les activités des lycéens. Les deux jeunes gens se rapprochent peu à peu mais sont amenés à découvrir un secret qui s'oppose irrémédiablement à leur amour…

Aspects techniques

Le film dure 1h30.

Le dessin des personnages, simple, crée fréquemment un fort décalage avec les décors, dont la richesse évoque l'impressionniste, auquel il est d'ailleurs explicitement fait allusion. L'animation des objets et des personnages est, selon l'habitude du studio, irréprochable, mais l'enchaînement des plans est souvent un peu sec.

Pour ce qui est de la musique, M. Takebe marie remarquablement le Japon et le jazz ; certains choix peuvent surprendre nos habitudes musicales plus « hollywoodiennes » mais colorent subtilement certains passages d'émotions inattendues.

À propos de la version française

Les voix françaises sont assez fidèles à la version japonaise, néanmoins la traduction de plusieurs textes poétiques leur fait perdre beaucoup de sens. Trois chansons ont été laissées en japonais, notamment celle de Kyū Sakamoto, succès international authentique de 1963.

Conseils

Privilégiez la version originale. Par ailleurs, lire préalablement le manga dont est inspiré le film vous permettra d'observer l'immense écart qui les sépare et de voir comment le scénario et les personnages ont été adaptés à ce nouveau format.

Conclusion

La Colline aux coquelicots a pu décevoir en comparaison aux autres œuvres du studio, malgré les progrès du réalisateur depuis les Contes de Terremer. L'histoire n'offre pas de grande surprise, cependant la sobriété des sujets, les décors magnifiques et l'excellente bande son font de ce long-métrage un joli film au final.

Petit jeu pour terminer : tentez de trouver les trois textes qui apparaissent en français dans le film, ainsi que les coquelicots ...

Anthony Sun