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Une soirée avec Pharmacomédie

Les 4, 5 et 6 mars derniers, l'association de théâtre Pharmacomédie jouait Monsieur Chasse !, un vaudeville écrit par Feydeau à la fin du XIXe siècle. Les représentations d'1h30 se sont ainsi succédées trois soirs consécutifs dans la petite salle de la Comédie Saint-Michel.

Trac

20 heures environ. Famille, amis, petits amis, professeurs : ça se bouscule à l'entrée du théâtre !

Deux étages plus bas le stress monte. Les « pharmacomédiens » se sont maquillés et coiffés à la faculté avant de venir mettre en place le décor, revêtir leur costume, relire une dernière fois certaines parties de leur texte, et vérifier le son, la lumière et les aspects techniques. On monte et on descend dix fois les mêmes escaliers, on court, on s'affole.

Le public entre et s'installe. Il attend. Dernière réunion avant l'entrée en scène : Laurent, qui aide à la mise en scène, dresse la liste de ce qui n'a pas suffisamment bien fonctionné la veille. Concentration. Chacun se glisse dans son rôle en jouant à être celui ou celle qu'il faudra devenir dans un instant.

Musique !

La pièce commence sur un air de Brahms. Le spectateur est immédiatement happé par ce vaudeville où s'entrecroisent époux, amants, cocus et autres sympathiques personnages. On sourit, on rit à chacune des scènes !

Tout s'enchaîne si rapidement ! Ces petits morceaux d'histoire éparpillés et répétés maintes fois s'assemblent finalement si bien qu'ils se fondent les uns dans les autres et que les actes se terminent et s'enchainent incroyablement bien !

La plupart des problèmes de texte sont rattrapables… et rattrapés par les comédiens avisés de cette joyeuse troupe : on est toujours surpris par Pharmacomédie ! A chaque représentation, les spectateurs, conquis, ne rient jamais exactement au même moment : chaque public à son âme.

Révérence

Le rideau se ferme sous des applaudissements nourris et répétés ! Les comédiens se félicitent, s'émerveillent des trouvailles, des improvisations et de leur succès, et ont tous hâte de recommencer !

En coup de vent, il ne reste qu'à tout ranger : les meubles, les bibelots, les habits, le maquillage, tout fond en un instant, et un quart d'heure plus tard rien ne semble avoir jamais existé ! Bravo à tous et à demain ! Il faudra être encore meilleurs, jouer comme pour la première fois.

La magie du théâtre emporte tout sans attendre personne : lorsqu'ils jouent, les « pharmacomédiens » créent un monde qui s'éteint immédiatement après mais que l'on retrouve, chaque fois changé, à la représentation suivante, la pièce suivante, l'année suivante…

Alors à la prochaine !

Anthony Sun