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Etudiants du monde

Le mois dernier la Cambodia security exchange (bourse cambodgienne) a effectué ses premiers échanges. Le Cambodge se fraie, peu à peu, un chemin à travers l’économie mondiale. Le développement de son économie se traduit par un investissement croissant dans l’éducation nationale.  

Dina, jeune femme cambodgienne de 25ans, vient d’achever ses études à l’Institut de technologie du Cambodge (ITC)  et d’obtenir un master d’«ingénieur en génie civil ». Elle témoigne de son expérience.

Un système « à l’américaine »

Étant une ancienne colonie française, le système scolaire a ressemblé pendant de nombreuses années à celui appliqué en France. Mais désormais, après différents changements politiques, il est proche de l’organisation mise en place aux Etats-Unis.
Au Cambodge on accède à l’université après la « high school », qui désigne la scolarité de la 3ème à la terminale. D’après Dina, environ « 70% des étudiants décident de poursuivre leurs études à l’université ». Ils peuvent alors choisir entre le privé ou le public et « une grande partie des étudiants choisissent le public ».

Un secteur public semi-privé

Désormais les universités publiques sont devenus à moitié privées » affirme Dina, et le coût des études reste important. Il est tout de même possible « si on obtient des bonnes notes au 12ème grade (terminale) d’obtenir une bourse d’étude pour accéder à l’université publique ».
La différence avec le système français se fait également ressentir sur le déroulement des études universitaires.
Ainsi les 5 années nécessaires à l’obtention d’un master se répartissent de la façon suivante : « 2 premières années d’enseignement générale » suivie de « trois années de spécialisation ».  

Un apprentissage difficile

Malgré « une grande solidarité entre étudiants », s’instruire reste difficile à cause « d’une documentation insuffisante rédigée uniquement en langue khmer ». Même si Dina a « eu la chance d’avoir des enseignants experts dans leur domaine», elle constate que « cela n’est pas le cas dans toutes les universités et que le pays en manque cruellement ».

L’insertion professionnelle

Dina travail désormais pour une compagnie privée au Cambodge. Elle explique « qu’après avoir obtenu son diplôme, trouver un poste d’ingénieur ne fut pas très difficile dans un pays qui est en voie de développement ».
Pour elle, il n’y a pas vraiment eu de surprise : « la pratique a été conforme à la théorie ». Dina avoue tout même « qu'il y a une légère différence avec ce qu’on apprend en cours » et finit par admettre qu’elle  « a encore beaucoup de chose à améliorer afin d’être une bonne ingénieure ».

Envie de travailler à l’étranger
 
Dina affirme avoir « un bon salaire par rapport au niveau de vie en Cambodge », mais que « cela reste bas comparé aux autres pays à cause du taux d’échange du Riel » qui est la devise cambodgienne.  
Ainsi, elle aimerait « avoir une expérience professionnelle à l’étranger afin de pouvoir évoluer dans un nouvel environnement et d’obtenir une meilleure rémunération ». 
L’ouverture de l’économie reste donc assez lente pour de jeunes diplômés ambitieux ! 

Zafiirah Mahamudally