Bienvenue sur le site de l'université Paris Descartes

Cambridge experience part 4

An insight in what I am actually doing here

Après trois mois de pluie, de neige et de vent froid, le soleil commence à pointer le bout de son nez outre Manche. Le temps d’aller se balader dans les parcs, s’installer à la terrasse d’un pub et refaire le monde… et de continuer mes recherches au laboratoire ! J’ai choisi ce mois-ci de vous faire partager le thème sur lequel porte mon travail.

Le laboratoire auquel j’appartiens s’intéresse depuis plusieurs années au placenta et son implication dans les grossesses normales et pathologiques. Cet organe est vital puisqu’il permet le transfert de nutriment de la mère au foetus, via des transporteurs de glucose, d’acides aminés… il est tout sauf passif ! En effet, il communique avec le foetus afin de réguler la croissance de ce dernier notamment en adaptant les apports nécessaires à son développement. L’équipe de Miguel Constância cherche à comprendre ces « signaux » et a précédemment identifié l’hormone peptidique Igf2 (pour insulin-like growth factor) comme étant capable de modifier la capacité de transfert du placenta pour s’adapter à ses besoins.

Y-a-t’il des applications cliniques concrètes ? Pas directement pour le moment mais il est désormais reconnu que le développement in utero affecte la santé de l’individu au long terme ! Par exemple, le retard de croissance, qui affecte plus de 10% des grossesses, peut conduire à l’âge adulte à des maladies cardiovasculaire, au diabète de type II… Décortiquer les mécanismes moléculaires contrôlant l’allocation des ressources au foetus pourraient aboutir à plus long terme à la mise en place de thérapies pour les retards de croissance !

A suivre donc !

Clara Levinson