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La Musicothérapie

Le terme musicothérapie est apparu en Europe pendant la seconde guerre mondiale, afin de soulager les blessés aussi bien physiquement qu’affectivement. Elle s’appuie sur l’hypothèse que l’écoute de la musique a un impact sur la santé. En France,  Jacques JOST (ingénieur du son) propose dès 1954 l’étude du pouvoir affectif de la musique à l’aide d’encéphalogrammes  au Centre d'Études Radiophoniques de la Radiodiffusion Française. Cette étude fut réalisée dans le Laboratoire d'Encéphalographie de la Clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale, à la Faculté de Médecine de Paris. En 1969, il fonde le premier centre français de musicothérapie en collaboration avec de nombreuses personnalités du monde médical et musical.

De multiples applications thérapeutiques

Son rôle dans la santé émotionnelle et physique a été intimement lié à la spiritualité pendant des millénaires. Il s’agit d’une science qui permet la prise en charge ou l’accompagnement thérapeutique d’une personne souffrant de troubles psychologiques et psychophysiologiques. Ces soins spécifiques peuvent s’opérer dans différentes sphères médicales allant de la gestion de cas individuel tel que l’autisme à  la thérapie de groupe, en passant par  la gériatrie.

Laetitia Gautier, musicothérapeute ayant obtenu son diplôme à Paris Descartes, exerce à l’hôpital psycho-gériatrique Notre-Dame de bon secours (Paris 14e). Spécialiste de la prise en charge d’enfants autistes et des personnes âgées, elle définit son activité comme un moyen d’aide au recouvrement des capacités de communication verbale et non verbales et d’échange interpersonnels pour ses patients. C’est une thérapie non médicamenteuse qui permet la réintégration sociale de ceux-ci.

Pour mettre en place ses séances la professionnelle s’entretient d’abord individuellement avec ses patient sur leurs gouts en matière de musique ainsi que les sons d’instruments qu’ils préfèrent et ceux qu’ils n’aiment pas.

Ceci étant fait, elle organise par la suite des séances, individuelles ou de groupe selon les troubles du patient. Lors de ces thérapies le patient est acteur de son traitement car c’est lui qui entre en contact avec les instruments et qui joue.

Pour les individus atteints de la maladie d’Alzheimer, la thérapeute définit l’intérêt du traitement : « comme technique sollicitant les  capacités restantes de ses patients, qui serviront de base à une guérison ou une non dégradation des capacités actuelles ». Exemple : faire appel  à la mémoire résiduelle dans le cas de la gériatrie en utilisant des musique ou bandes sonores que ces derniers reconnaissent, et qui pourra par la suite les amener à apprendre de nouvelles gammes ou chansons. La particularité ici est que la musique fait  preuve d’un grand pouvoir émotionnel sur les individus qui permet l’ouverture d’une fenêtre de travail pour l’avenir.

Cependant dans le cas d’enfant autistes  la musicothérapie ne peut servir de substitut à une prise en charge psychologique ou psychomotrice, il est préférable de dire qu’elle s’incorpore à un ensemble de traitements  en parallèles.

Mallory Simson