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Le multiculturalisme en Afrique du Sud

Le 5 décembre 2013 la mort de Nelson Mandela, père de la nation, place l’Afrique du Sud au-devant de la scène internationale. Les Petits Papiers vous proposent un aperçu de la situation socioéconomique de ce pays.

Actuellement dirigée par Jacob Zuma, l’Afrique du Sud est souvent présentée comme l’une des rares démocraties d’Afrique. Située à l’extrême sud et véritable poumon économique du continent, cette nation se distingue des autres nations africaines par la cohabitation des populations noires et blanches. Cette cohabitation n’était pas aisée à cause de l’Apartheid, régime politique de séparation de la population dans des zones géographiques en fonction de critères raciaux. Ce régime fut aboli en 1991, ce qui valut par la suite à l’Afrique du Sud  le surnom de nation « arc-en-ciel ». Pour autant, la démocratie sud-africaine est quelque peu ébranlée par des conflits sociaux opposant ces deux communautés. Prenons deux exemples. Le gouvernement a mis en place une politique de discrimination positive en faveur des populations noires. Le but étant de pouvoir réduire les inégalités qui résultaient de la période de l’Apartheid.  Cela oblige donc les employeurs à prendre en compte la couleur de peau du candidat lors du processus de recrutement. « Le problème, est que les populations blanches se sentent quelque peu lésées par cette politique puisqu’elle ne favorise, de façon quasi exclusive, que les populations noires », explique Bruno, étudiant à Sciences Po Paris. Soulignant ainsi la persistance des clivages entre les deux communautés. « Par ailleurs, il semble que la persistance de l’existence des townships, zones dans lesquelles les populations blanches ne s’aventurent encore que très peu ». Il n’en demeure pas moins que l’Afrique du Sud est une nation multiculturelle. Mais son destin reste encore à écrire, notamment en tournant définitivement la page de L’Apartheid.  

Glawdys José