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La pauvreté de l’apprentissage des langues étrangères à l’université

En mai 2013, Le Monde proposait un article intitulé « pourquoi les étudiants français ont-ils un mauvais niveau d’anglais »? Les Petits Papiers de Descartes s’emparent à leur tour du sujet et vous proposent quelques pistes de réflexion.

Dans un monde professionnel où la mondialisation est accentuée, il semble difficile de faire l’impasse sur la maitrise d’au moins une langue étrangère. Bien souvent, l’école joue un rôle de choix dans cet apprentissage. C’est d’ailleurs ce que rapporte Souada, étudiante en information et communication à l’université Paris VIII. Elle estime que « ce qui prime dans notre université, c’est le fait que l’élève puisse être capable de s’exprimer en anglais. Le but étant d’être à l’aise à l’oral, de favoriser les échanges pendant ces cours où la langue française est bannie ». Pour autant il peut être malaisé de parvenir à la maitrise courante de l’anglais. Ce constat est donc à nuancer. « Les cours d’anglais sont extrêmement théoriques. L’accent n’est pas véritablement mis sur la maitrise de la langue orale et écrite, mais plutôt sur la transmission de quelques éléments de culture », constate Garcia, étudiante en droit à l’université Paris Descartes. Le point de vue d’un professeur nous permet de montrer que plusieurs autres facteurs expliquent les difficultés des étudiants en langue. Selon Emmanuelle Romon, professeur dans un lycée du Val d’Oise et à l’université Paris VIII, l’un des problèmes majeurs « réside dans le fait que l’enseignement de l’anglais ne prend que peu de place dans l’enseignement des élèves. Il est donc très difficile pour un élève de progresser ». Par ailleurs, les élèves n’ont pas accès, de par leurs cours de langues, à un « vocabulaire adapté ». Les étudiants n’ont alors pas forcément les outils adéquats en main pour s’exprimer tant à l’oral qu’à l’écrit. Mais dans les grandes écoles, le constat est tout autre. « A Sciences Po, on est obligé de parler en anglais puisque les cours sont dispensés dans la langue de Shakespeare. Il faut donc utiliser les bons termes et le bon registre lorsqu’on s’adresse à nos professeurs » rapporte Bruno, ancien étudiant à Sciences Po Paris.

Face à ces contrastes, il existe des solutions relevant de l’initiative des étudiants souhaitant se perfectionner. Ainsi, les cours particuliers dispensés par des organismes privés, à l’instar de Wall Street Institute, peuvent être privilégiés. Mais cette solution ne peut s’inscrire dans la durée pour les étudiants disposant d’un budget restreint. C’est pourquoi, il peut être préféré à ces cours, des ateliers de conversations qui permettent de s’exprimer dans la langue souhaitée avec des professeurs natifs du pays. Ces ateliers représentent un moyen alternatif et rapide de progresser dans la langue souhaitée. Et par ailleurs, d’élargir ses compétences linguistiques par la maitrise d’une tierce langue, ce qui peut faire la différence sur le marché du travail.

 

Glawdys José