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Le projet humanitaire de Descartes

En avril 2015, des étudiants de Paris Descartes partiront effectuer un voyage humanitaire au Cambodge avec le soutien de l’université et de l’organisme humanitaire « Double Sens ». À l’origine de ce projet, trois étudiants de notre faculté des sciences sociales.

L’idée est née dans l’esprit et le cœur de Marie Sachi, une étudiante de l’institut de psychologie de Paris Descartes à Boulogne. Elle l’a partagée avec Cédric Cheriot qui l’a convaincue de la concrétiser au sein de la faculté ; la troisième organisatrice, Anaïs Giacomoni, les a soutenus dans l’élaboration du projet. Marie et Cédric s’étaient rencontrés au début de cette année scolaire par le biais du Bureau des Étudiants de Boulogne. Deux mois après leur rencontre, Anaïs s’engageait à leurs côtés. J’ai pu les interviewer sur le stand qu’ils avaient installé dans le hall de l’institut de psychologie. Et c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’ils ont répondu à quelques questions pour vous faire partager leur projet.

Votre projet humanitaire se déroulera en Avril 2015 au Cambodge, pourquoi l’effectuer à l’étranger et pas en France ?

Marie : « Il est vrai qu’il y a déjà beaucoup à faire en France cependant plutôt qu’un voyage humanitaire, c’est une expérience humaine que nous cherchions, un échange culturel. On voulait partir et aider ceux dont on ignore tout et qui ont besoin d’aide. »

Et pourquoi le Cambodge ? Y êtes vous déjà allés ?

Marie : « Non jamais, mais je suis Cambodgienne donc bien évidemment je mentirais en disant que cela n’a pas joué dans ma prise de décision. Cependant nous ne connaissons pas ce pays. C’est la culture asiatique qui nous attirés, la dignité qu’ils s’efforcent de garder même dans les moments les plus terribles, la solidarité, le respect, leur conception de la famille et de la vie. »

Votre projet est ambitieux, avez-vous des expériences dans le domaine humanitaire ?

Marie – Cedric – Anais : « Non, nous n'avons jamais effectué de voyage humanitaire. »

Pourquoi effectuer ce voyage dans le cadre de la faculté ? Et quel est le rôle de celle ci ?

Cédric : « Pourquoi par la fac ? Parce que nous sommes de la fac, parce que c’est ce lieu qui nous a permis de nous rencontrer et a impulsé notre envie de créer ce projet. Si la fac est la source, l’organisme humanitaire référent « Double Sens » est notre guide, il nous donne l’opportunité de partir à la découverte d’un autre monde de façon sécurisée et humaine. Les étudiants, ou plutôt les amateurs, sont obligés de partir sous tutelle d’une ONG ou d’un organisme humanitaire pour des raisons de sécurité et d’assurance. La faculté et l’organisme humanitaire par le biais du BDE, sont essentiels et s’emboitent l’un avec l’autre pour mettre sur pied notre projet. Le rôle majeur de la fac est de nous permettre d’utiliser les locaux pour nos projets intérieurs et de nous en subventionner quelques uns grâce au dossier FSDIE (Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes). Elle a aussi le rôle de "mère", c'est-à-dire que c’est par elle que le groupe à pu naitre et que nous avons pu nous regrouper. »

Quel est le rôle de votre parrain, le BDE ?

Cédric : « Nous parlons de parrain, mais le BDE est en fait notre père. Nous sommes un projet du BDE, avec une spécialisation humanitaire. Nous avons, d’un commun accord avec la présidente du BDE Boulogne, Lou Bourdier, eu le droit de nous détacher des associations de l’institut Henri Piéron pour nous permettre de créer notre propre image aux yeux de l’administration et des étudiants. Il faut cependant garder à l’esprit que sans le BDE nous ne serions rien, je suis moi-même, le représentant de l’équipe du BDE sur le projet humanitaire même si la charge de responsabilité a été divisée équitablement entre nous 3. »

Comment allez-vous financer votre projet ?

Cédric : « Pour trouver les fonds nécessaires nous avons pensé à une organisation/structure de groupe pour tirer avantage de toutes les situations. En ce qui concerne les démarches de partenariat et de grande enseigne, nous avons créé un groupe dossier de 5/6 bénévoles chargés de réaliser un dossier administratif complet et souple à la fois, ce qui permettra sa modification selon les exigences des démarcheurs. Le reste de l’équipe est chargé de réaliser des évènements/projets soit à l’intérieur de l’institut voire de l’université Paris Descartes avec le groupe intérieur, soit à l’extérieur de l’institut avec un groupe extérieur, tel que Brocante, Musique de rue, etc. »

Anaïs : « Nous avons déjà commencé à récolter des fonds en tenant un stand « petit déjeuner » tout au long d'une journée. Des dossiers de présentation/demande de subvention, des démarches de partenariat ou sponsorisation et un site internet « appel aux dons » sont en cours d'élaboration. Et d'autres projets « extérieurs » sont en cours de préparation. »

Vous diriez que votre projet en est où à l’heure actuelle ?

Cédric : « Notre projet a passé le cap de la création, il est maintenant dans la partie découverte et mise en place du rythme. On centralise les idées, on monte les dossiers et on lance les premiers projets. Le petit déjeuner de présentation fut un succès avec plus de 350€ de dons récoltés. Tous les bénévoles sont pleins de ressources, voici quelques unes de leurs idées : concert, shooting photo, barbecue géant, démarche de partenariat, brocante, et j’en passe. Notre prochain objectif, une fois le cadre posé et le rythme assimilé est de sensibiliser l’équipe au pays de destination, on pourra qualifier cette période de sensibilisation culturelle. »

De combien d’étudiants sera constituée l’équipe du voyage ? Et comment les avez-vous choisis ?

Marie : « Notre équipe est constituée de 40 personnes »

Cédric : « Nous n’avons rien choisi ! Nous avons accepté toutes les candidatures finales. Il nous semblait un peu bizarre de devoir dire non à certaines personnes sachant qu’on est dans un cadre humanitaire.  On ne peut pas se permettre de refuser une aide, car cela reviendrait à priver nos hôtes d’une aide supplémentaire et ce n’est pas notre rôle ! »

Anaïs : « D'après notre page facebook, plus d'une centaine de personnes nous suivent dans notre projet et la plupart seraient  prêtes à nous donner un coup de main si nécessaire. »

Quelles seront vos missions sur place ? Combien de temps sera consacré à chacune ?

Marie : « Nos missions seront d’aider à la construction d’installations qui auront pour but l’amélioration des conditions de vie de nos hôtes : système d’alimentation biogaz, toilettes, douche, cuve à eau de pluie, poulailler ou porcherie. Nous y consacrerons environ 4h à 5h par jour, sur une durée de 10 jours et nous sommes répartis sur chacune des missions par équipe de 3 ou 4. »

Avez-vous déjà réglé les questions de logistique comme le logement, les risques de santé possibles ?

Marie : « Oui, nous logeons chez l’habitant, pour nous il était essentiel d’entrer en contact avec le peuple Cambodgien et sa culture. S’installer dans un hôtel et partir en mission l’après-midi c’était absolument hors de question. Comment peut-on aider et comprendre de quelle manière nos actions peuvent aider le peuple Cambodgien si nous ignorons tout de leur mode de vie et de leurs difficultés ? »

Anaïs : « Pour le moment non, nous n’avons pas encore vu les mesures de préventions pour les risques de santé. »

 Voilà en quelques mots le projet humanitaire de l’université Paris Descartes prévu pour Avril 2015. Grâce à Marie, Cédric et Anaïs ce projet se concrétise un peu plus chaque jour, mais il ne serait pas possible sans le soutien des étudiants de Paris Descartes.

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Manon Coulange