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Et si Roland Garros redevenait la terre promise des français ..?

Entre 1925 et 1932, Roland Garros était la terre des français, menés alors par ce que l’on a appelé les « Quatre Mousquetaires »*. Depuis lors, nos joueurs n’ont gagné que par intermittence et n’ont même rien remporté depuis 30 ans. Roland Garros, aux mains de l’espagnol Rafael Nadal « le roi de la terre battue », attend sans trop d’espoir la victoire d’un français. Cependant, Nadal (qui a dominé 8 fois l’épreuve depuis 2005) ne paraît plus invincible ; blessé au dos et défait deux fois sur terre battue cette saison, sa victoire semble être compromise. Djokovic, son dauphin, serait alors son logique héritier mais il est lui aussi blessé au bras et a été forfait à Madrid… Cette édition 2014 pourrait bien marquer le retour des joueurs français sur les terres ocres de Roland Garros et enfin redonner à la France la Coupe des Mousquetaires.

Les chances françaises

Même si la France est un des pays les plus représentés dans le top 100 du classement de l’Association Tennis Player (ATP) avec l’Espagne, aucun joueur à ce jour ne fait partie du prestigieux top 10. Une donnée peu encourageante à quelques semaines de Roland Garros.

Mais, si la France devait espérer un coup d’éclat, qui faudrait-il soutenir ? Sans surprise, durant cette édition, les regards seront fixés sur Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet. Ces deux joueurs qui ont été longtemps dans le top 10 sont reconnus dans le monde entier comme des joueurs de talent et ayant un immense potentiel. Si Tsonga peut se vanter d’avoir failli atteindre la finale de l’édition précédente, Gasquet n’a jamais réellement brillé sur les terres parisiennes, enraciné aux portes des quarts de finale... On espère que cette édition sera enfin l’année de la délivrance.

Les potentiels adversaires des français

Bien qu’affaiblis, Nadal et Djokovic restent tout de même des joueurs très compliqués à jouer. Habitués à combattre mêmes blessés, peu d’adversaires seront assez forts pour profiter de leurs faiblesses car trop attentistes, incapables de les déborder et surtout de finir le match. La capacité à conclure rapidement un échange sans faire de faute sera essentielle pour pouvoir les battre. Mais Nadal et Djokovic ne seront pas les seules menaces des français. Le suisse Roger Federer toujours capable d’un coup d’éclat, comme en finale à Monte Carlo et en demi-finale à l’Open d’Australie cette saison, reste un adversaire redoutable. Stanislas Wawrinka, compatriote de Roger Federer, est un autre adversaire à craindre. Depuis le début de l’année, ce dernier est rentré dans la sphère des champions. Victorieux de l’Open d’Australie, il fait figure d’épouvantail à quelques semaines de Roland Garros. Quant aux autres membres du top 10, s’ils sont moins effrayants, ils n’en demeurent pas moins dangereux pour nos deux français.

L’espoir de voir un de nos compatriotes lever le trophée est faible. Mais au moins rassurons-nous sur un point, nous ne sommes pas le seul pays avec le « désir de reconquête » : aucun australien n’a gagné sur ses terres depuis 1975. Quant aux anglais, n’ayant pas réellement de joueurs compétitifs, ils ont dû se rabattre sur leurs amis écossais pour enfin obtenir un champion local en la personne de l’écossais Andy Murray victorieux à Wimbledon en 2013.

 

*Faisant référence au livre d’Alexandre Dumas, il s’agissait des membres de l’équipe de Coupe Davis  qui était composé de René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon (seul Jacques Brugnon n’a jamais dépassé les quarts de finale de l’épreuve).

Yohan Saksik