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Milou Leïz, place à la voix !

Dans le cadre de la sortie de son EP « UN », la rédaction des Petits Papiers est allée à la rencontre de Milou Leïz (et son acolyte Loony, son vieux chien qui la suit partout !) une jeune chanteuse extravagante et pleine de vie, afin d’en apprendre plus sur elle, sa vision de la vie, sa carrière… Et vous n’allez pas être déçus !

Qui es-tu Milou ?

Petite âme qui parcourt la vie et chante au gré des vibrations…

Non sans dec’,  je me sens être une petite âme intégrée dans un corps et chargée d’une mission enchantée, mais « surtout chantée ! »

Milou Mars 2015

 

La façon dont tu travailles ?

 ANARCHIQUE !!!

J’ai à mes côtés un auteur et un compositeur : Henry Paul Steimen et Giovanni Natale.

En fait, on a plein de méthodes de travail. On peut arriver avec une mélodie vocale et quelques bris de textes que Giovanni ré-arrangera musicalement par la suite. De là, on va créer une vraie chanson.

J’ai mes idées dans toute interprétation, le texte comme la musique, mais je n’ai pas le talent de mon auteur et de mon compositeur.

Et puis, je suis trop anarchiste pour tout faire de A à Z. J’y arriverais peut être un jour !

« VIENS ICI LOONY !! » (ah… le chien s’égare !)

Depuis quelques temps on a décidé d’arrêter de fractionner le travail, de faire un peu chacun de notre côté et de se voir ensuite.

Là on prend la mélodie au tout départ ensemble, Gio m’envoie déjà les trois premiers accords et on développe par la suite. J’y mets mon grain de sel, on balance les concepts et ça évolue vraiment à trois. La chanson est habitée par les trois personnages.

On travaille aussi en résidence, c’est une répétition sur plusieurs jours, sur scène, en live. On met en place les enchaînements, déplacements, on travaille le set de concert…

Qu’est-ce que tu souhaites dégager auprès de ceux qui t’écoutent ?

Tout en haut de la pyramide, je dirais de l’Amour inconditionnel, si j’y arrive, car ce n’est pas évident, mais en tout cas insuffler énormément de liberté aux gens.

Je pense que les artistes servent à ça ; que l’on est prisonniers dans nos vies en général, moi comprise, et donc cette liberté qu’apportent ma voix et la musique, je voudrais l’insuffler aux gens de tout âge, toute génération, tout milieu, fédérer, rassembler , transmettre du bien-être.

Milou 2 Mars 2015

 

Comment décrirais-tu ton univers musicalement et physiquement ?

Musicalement, très bâtard. J’écoute de tout et en même temps pas grand-chose. Je suis pas mélomane, j’ai pas une grande culture musicale mais j’apprécie beaucoup de choses, très différentes, je peux avoir des idées de chant indien, de rythmes africains…

Je suis née dans le blues : déjà dans le ventre de ma mère je suis bercée avec Joplin, Ray Charles, Aretha franklin, bb king …

Quand j’ai grandi j’ai écouté pleins de trucs, plus midinette, un peu de tout et je me suis forgée mon truc là-dedans. J’ai un univers très varié : du rock avec parfois soul, jazz, lyrique…

No limit, no frontieres.

Pour le côté visuel, le projet est en construction. Donc je dirais qu’à part mon look, le visuel n’existe pas vraiment ; mais celui que j’ai envie d’atteindre, c’est beaucoup de mouvement, beaucoup de couleurs, psyché poétique trash.

Pourquoi as-tu décidé de vivre à travers ta voix ?

Avant que je chante j’étais malheureuse et depuis que je chante je suis heureuse, j’ai pas vraiment d’autres explications…

C’est viscéral. Plusieurs fois je me suis dit « mais non c’est un rêve d’enfant », et je m’enterrais à me dire ça. J’ai attendu 25 ans pour chanter devant des gens. Je crois que quand on ne fait pas ce pour quoi on est fait, on est malheureux. Et maintenant que je fais ce pour quoi je suis faite, je suis heureuse.

Que t’as appris l’échec de Rising star ?

 OHLA, tellement de choses !

Je ne le vis pas vraiment comme un échec, car cette expérience m’a énormément apportée.

J’y étais allée de manière détachée du résultat, même si je vois toujours grand, donc quand j’y vais j’imagine le must : le mur qui se lève, tout le monde heureux…

J’y allais pour prendre tout ce qu’il y avait à prendre, et à connaître ce milieu qu’est la télévision, comment j’interagis avec une caméra, parce que c’est quelque chose qui me fait un peu peur. :

J’ai fait de superbes rencontres, avec une équipe de production qui croyait beaucoup en moi, ça m’a fait beaucoup de bien. J’ai passé 4jours géniaux pour seulement 2min30 d’échec, donc je trouve que ça pèse pas trop lourd dans la balance.

Comment te décrirais-tu, en quelques mots ?

En un mot : singulière, mais comme tout le monde, en fait.

Alors, pas comme tout le monde… euh… consciente, vaporeuse, élargie, créative, instinctive, organique euh… folle ! Rires

Trois moments qui ont marqué ta vie ?

Je lui raconte le coup des règles ? (Rires)

Bon alors, la première chose qui a marqué ma vie : quand j’ai trouvé ma culotte en sang pour la première fois le jour du mariage de ma mère. J’ai eu très très peur. Je me suis dis : là ça y’est, tu ne peux plus être un enfant, c’est terminé ! Tu as toujours une tronche de petite fille mais c’est fini !

Ensuite, hmmm…

Je dirais ma rencontre avec le handicap mental, que je ne connaissais pas du tout. J’étais animatrice et étais embauchée dans mon premier poste de direction. On m’en a proposé un dans un centre avec des personnes déficientes intellectuellement vieillissantes. Alors autant te dire que je me suis chiée dessus tout le temps de la préparation du projet pédagogique. Mais mon premier contact avec eux a été d’une fluidité et simplicité tout aussi naturelle que la musique, le chant… comme si eux et moi, on fusionnait.
 Je me suis trouvée face à des gens qui ne jugeaient pas du tout, et c’est agréable pour une personne un peu excentrique comme moi qui attire facilement les jugements.

J’étais ce genre de gamine paumée, je ne me sentais pas à ma place dans ma vie, et ils m’ont beaucoup apporté, comme le détachement de soi…

Ils ont été une révélation. Je me suis dit « tiens, tu as une mission. »

Je n’ai pas abandonné l’animation, je la mets seulement de côté. Et puis j’estime qu’un chanteur est un animateur des âmes de tout âge.

Plus ma carrière grimpera, plus je développerai tout ce côté social qui me tient très à cœur. Je ne détache pas la musique du social.

Enfin, ma rencontre avec Giovanni Natale, compositeur arrangeur et Paul Henry Steimen, auteur scénariste.

Gio, je l’ai rencontré par hasard, un contact commun. Puis le coup de cœur. Ca fait 4 ans qu’on travaille ensemble. Henry, mon auteur, qui a notamment bossé avec Bashung, a une plume particulière, alors je lui ai dit « adjugé vendu » !

Il s’est ajouté pour former la pyramide peu de temps après, tous les trois on vit une histoire d’amour, de fusion. Trois âmes sœurs, comme si ils étaient moi et j’étais eux. On n’est qu’un en fait.

Où et comment te vois- tu dans 10 ans ?

Je me vois reconnue dans la chanson. Et j’espère aussi avoir développé des projets pour le handicap, à travers la médiatisation et le domaine artistique. J’aurais peut-être monté une production…. En tout cas j’aimerais faire plein de choses !

Après je laisse aussi les choses venir comme elles viennent… Je ne cherche pas trop à m’attacher à un résultat précis.

Mais si tu me demandes dans l’idéal, même si on me traite de prétentieuse, j’en ai rien à foutre : alors j’assume. Dans 10 ans, je me vois briller jusqu’au bout dans mon domaine, faire des choses pour les autres, monter une fondation, voire une production, mettre en valeur d’autres artistes, élever et promouvoir la musique des artistes d’aujourd’hui.

Tes chansons préférées ?

 Back to black…. Amy Winehouse

Maybe………  Janis Joplin (chantonne…)

People are Strange……The Doors (j’ai vécu cette chanson)

Ziggy stardust………..David Bowie

Proud and humble…… Imelda May

Summertime…………Ella Fitzgerald et Luis Armstrong

Mais après, il y en a plein d’autres que j’aime, je n’ai pas de chanson préférée.

Tes références musicales ?

 Ella Fitzgerald, Luis Armstrong, Bessie Smith, Janis Joplin, les Doors (mon groupe préféré), Fiona Apple…

Les musiques du monde transcendantes, sonorités d’Egypte Antique, orientales, indiennes, qui ont quelque chose de spirituel.

Tu pars dans une fusée qui va parcourir l’espace : qu’espères-tu y découvrir ?

 HAHA !  J’espère découvrir les autres dimensions cachées ! Un monde à la dimension beaucoup plus élevée que la nôtre, c’est-à-dire un monde qui n’est pas en 3D.

Rencontrer des gens qui savent vivre entre eux, renouveler, partager les énergies de manière gratuite avec un flux énergétique très élevé. Pour nous expliquer la recette du Vivre Ensemble, de la Légende Personnelle.

Pouvoir répondre aux questions auxquelles on peine à répondre actuellement, sur la planète terre.

Qu’aimerais-tu dire aux jeunes talents qui voudraient se lancer dans la chanson, la       musique… ?

 Il faut qu’ils aient une foi inébranlable ! Voilà c’est tout.

Quand on l’a, on s’accroche, on travaille, on tombe, on se relève.

Ça n’enlève pas le doute présent tous les jours mais il ne faut pas que ce doute prenne plus de place que l’espoir. Il faut être conscient. Au milieu des télé-crochets, les gamins veulent tous être des stars mais ils ne savent même pas pourquoi, journaliste ou chanteur.

Ils veulent simplement être connus.

Il y’en a qui y arrivent.

Mais pour les vrais chanteurs et artistes, le but absolu c’est d’être reconnu bien sûr, pour ce qu’on peut apporter, ce qu’on fait. Tout le monde le souhaite, on a envie de monter, d’évoluer.

Mais il n’y a pas que ça, un artiste doit poursuivre le but absolu de créer une vraie vibration à travers sa musique, quelque chose de profond, en phase avec son âme et son intégrité artistique, c’est CA le vrai but. Et à mon avis, la reconnaissance suit à postériori.

Alors, elle vous a plu ?!

Vous pouvez vous rendre sur sa page FacebookYoutube   ; et si vous avez adoré, vous pouvez également vous procurer son EP lors des concerts ou bien par commande, via un versement sur le Pot Commun .

 

Marjorie Lebreton