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Internet : une ressource abondante de « rumeurs » !

Avec la prépondérance des réseaux sociaux, Internet est devenu une véritable ressource d’informations. Cependant, les données qui circulent en temps réel ne sont pas toujours véridiques. Comment pouvons-nous faire le tri entre les différentes informations qui s’offrent à nous, et s’assurer de leur fiabilité ?

Depuis l’avènement d’internet au début des années 2000, tout le monde peut exprimer ses opinions,  mais aussi transmettre des informations à travers les réseaux sociaux, les blogs qui peuvent être rédigés par des journalistes qui tentent de se faire connaitre, mais aussi sur Wikipédia qui est un site entièrement rédigé par les internautes. De plus, avec l’essor de Twitter chacun devient source et relais de l’information, dans la plus grande confusion des genres.

Le constat a été fait que dès lors qu’un évènement se produit, « les tweets » se multiplient, chacun exprimant son avis ou diffusant des informations. Ainsi, une idée émise par quelqu’un sera ensuite reprise par un grand nombre de personnes qui au final, ne savent même pas si cela a été vérifiée ou non, et qui vont participer à la propagation  d’une rumeur. Justine, 18 ans, étudiante en droit confirme : « je ne me fie pas à tout ce qui se dit sur Facebook, ou Twitter, car souvent les sources ne sont pas fiables et les gens modifient souvent la réalité, mais je vais sur Google actualité car ce sont des articles écrits par des journalistes comme Le Monde, Le Parisien, L’Express, ou encore Le Figaro ».

En effet, la plupart des personnes préfèrent la facilité et regardent les informations sur internet plutôt que dans la presse écrite. Ces dernières circulent de façon plus rapide, et sont relativement plus brèves, ce qui demande alors moins de temps et revient moins chère.

Les conséquences des informations lues sur internet

Pour tous ceux qui préfèrent regarder des informations sur internet il faut alors faire attention à ce que l’article provienne d’un journal renommé. Sur Twitter, l’avantage est que nous pouvons vérifier ceci en regardant si le compte est certifié c’est-à-dire qu’il a bien été reconnu comme étant la personne ou l’institution officielle. Par exemple, l’Agence France Presse a son compte Twitter certifié.  De nombreux comptes prétendent être des chaines d’informations alors que ce sont souvent des internautes non professionnels qui se cachent derrière. Les informations diffusées risquent donc d’être fausses, modifiées, induisant ainsi les personnes en erreur.  

Tout cela a  bien évidemment des conséquences. Les jeunes de cette génération sont souvent habitués à ne plus faire attention. Ils sont influencés par les pensées des uns et des autres ce qui impliquerait qu’ils ne pensent plus réellement par eux-mêmes. Le risque est qu’ils n’utilisent plus vraiment leur esprit critique, en préférant croire les différentes informations sans même se demander ce qu’ils en pensaient vraiment, par rapport à tel ou tel sujet.  

Depuis les évènements du 13 novembre, un nombre incroyable d’informations modifiées ont circulé. Le compte twitter de l’Agence France Presse a par ailleurs posté un article permettant d’éclairer les internautes sur les informations qui étaient bel et biens et réelles, et celles qui au contraire n’étaient que purement inventées. Le site Metronews en a fait de même en publiant un article qui reprenait les principales rumeurs qui étaient survenues sur les réseaux sociaux concernant les attentats. Pour tenter de vérifier si la source est sûre il faut d’abord en rechercher l’auteur. Est-ce un  un journaliste ou un simple internaute ? Il faut également prêter attention à  la portée de cet article : est-ce un journal politisé ? Tout cela est très important car la ligne éditoriale des journaux varie selon leurs accointances politiques.

En revanche, il ne faut pas oublier que même les journaux renommés peuvent émettre des erreurs, il est parfois arrivé qu’une interview soit inventée, ou alors que les médias censurent certains faits. Il y a donc un véritable travail de recherche qui s’impose, une des solutions pourrait être de confronter différents articles afin de s’assurer de la fiabilité de la source. Par exemple Justine nous explique que : « il m’est déjà arrivé de croire des rumeurs comme par exemple un lien internet que l’on m’avait envoyé suite aux attentats. Un témoignage repris par le site « ww.rtl.be » qui annoncé « avoir vu le véhicule des terroristes lourdement armé sur Boulogne-Billancourt, mais après avoir regardé sur d’autres sites et écouté les informations je n’ai finalement pas eu la confirmation de cette rumeur, donc je ne l’ai pas crue ».

La recherche d’une solution

Il serait peut être possible de trouver un moyen qui permettrait de remédier aux diffusions de fausses informations. Selon un article du Figaro « des chercheurs européens travaillent sur un système capable d’identifier en temps réel les fausses informations qui se propagent via les réseaux sociaux ». Ce programme nommé pheme serait donc capable de déterminer si la source est fiable ou non. Il fait l’objet d’une collaboration entre cinq universités européennes et quatre entreprises sous la direction de la faculté de Sheffield, mené sur trois ans avec l’aide des financements de l’union européenne. Comme l’explique Kalina Bontcheva de l’université de Sheffield qui dirige l’équipe pheme « Aujourd’hui on a pas le temps de faire la part entre les mensonges et la vérité ».

Enfin, il ne faut pas oublier de se référer à d’autres médias qu’internet.

 

Julie Delrieu