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London calling !!!

J’aperçois le London Eye et l’aquarium de Londres illuminé de l’autre côté de la Tamise. C’est l’aurore et déjà la ville s’agite. J’ouvre les yeux sur ce panorama incroyable. Big Ben se dresse face à moi et sans le savoir j’ai sous les yeux un avant goût de cette ville cosmopolite, « Eldorado » qui en fait tant rêver.

200 000, 225 000, 300 000, 400 000 selon les différentes sources. La communauté française à Londres est difficilement quantifiable car les expatriés ne sont en rien obligés de se déclarer comme tels mais dans tous les cas celle-ci reste importante. Chefs d’entreprise, jeunes sans diplôme, étudiants, artistes, Londres fait rêver toutes les couches sociales et surtout entre 25 et 45 ans comme l’explique le magazine L’Express dans un dossier spécial consacré à la ville.

Les raisons d’une telle attractivité.

Londres est très accessible, à 2h de Paris en Eurostar. On peut s’y rendre sans avoir à justifier, comme dans d’autres pays, d’une somme sur son compte en banque ou d’un billet de retour.

Un autre point non négligeable : les opportunités professionnelles. Le marché de l’emploi est dynamique, il est très facile de trouver un emploi comme les chiffres du chômage semblent le montrer. L’ouverture d’esprit des londoniens permet de faire valoir expérience et motivation et pas seulement ses diplômes.

Déambuler dans Londres laisse penser que l’expression individuelle y est plus spontanée et naturelle. Cheveux bleus, piercings et tatouages y côtoient costumes et tailleurs sans la moindre gêne.

La motivation n’est donc sans doute pas seulement économique, mais résulte d’une ambiance londonienne plus festive et apparemment plus ouverte.

Reste qu’il n’est pas toujours si facile de vivre à Londres.

La vie y est très chère, les logements inabordables font que vivre en colocation à presque 30 ans reste dans la norme et que certains sont obligés de vivre en auberge de jeunesse pour survivre. Un expatrié rencontré sur place, Thomas, venu travailler à Londres dans l’hôtellerie, confirme cette réalité : « Londres, c’est très bien quand tu es jeune, mais pour fonder une famille et y vivre à long terme c’est moyen ». Lui-même habite en auberge de jeunesse depuis qu’il est arrivé.

Les transports en communs ne font pas exception. Le prix pour 5 jours de déplacement dans le centre de Londres est le même que pour un mois de pass Navigo à Paris. Une jeune française rencontrée sur place s’est vue contrainte de refuser un emploi éloigné de son domicile car le salaire qu’on lui proposait lui permettait à peine de payer ses déplacements.

Le « rêve londonien » est donc à relativiser. L’ambiance est agréable, la ville est belle, et effectivement trouver un job est assez facile et rapide. Il est possible de très bien réussir à Londres, même sans diplôme et c’est ce qui fait rêver, mais il faut garder à l’esprit que ce n’est pas le cas de tout le monde.

C’est une ville parfaite lorsque l’on est jeune, que l’on veut apprendre l’anglais, vivre une expérience excitante et enrichissante. La ville fourmille et la vie est palpitante mais la plupart du temps vivre toute sa vie à Londres est un choix de vie difficile.

 

Nina Audinet