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L’habit fait-il le moine ? The School of Life nous éclaire.

Le cours « Dress for success » proposé par The School of Life, propose une réflexion autour du thème de l’habillement et du style. Selon Zig Ziglar, auteur américain, le proverbe « l’habit ne fait pas le moine » énonce une demi-vérité, qui se révélera négative si vous vous saisissez de la mauvaise moitié. Notre apparence a un impact sur nos performances, en prendre soin augmente ou amoindrit notre potentiel. Il s’agit donc de savoir ce que signifie « se vêtir » en vue du succès, et comment y parvenir.

 Le concept de The School of Life, créé par le philosophe Suisse Alain de Botton à Londres est de proposer des cours, des rencontres, des livres qui permettent de trouver ses propres réponses à des questions plus ou moins communes à tout un chacun. Loin de tout dogmatisme, l’objectif est de développer l’intelligence émotionnelle et de faire appel à des outils culturels, afin que celui qui le désire puisse changer le monde, son monde. C’est le lieu où l’on réfléchit ensemble au « Comment ? » : comment trouver l’amour, comment avoir de meilleurs conversations, comment passer à l’action ? C’est également le lieu où l’on décortique certaines affirmations. « Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression » (D. Swanson).  « On ne peut escalader l’échelle du succès vêtu des haillons de l’échec » (Z. Ziglar). Voici deux cibles phares du cours « Dress for Success ».

Notre habillement, notre façon de nous présenter au monde sont-ils si essentiels que cela ? Et la beauté intérieure ? Et l’intelligence ? Et les compétences ? Ils ont leur importance c’est certain, mais gardons à l’esprit que dans  toute communication, le visuel compte à 55% dans le passage de notre message, et le ton de notre voix à 38%. Ne reste que 7% d’efficacité à attribuer à nos mots. D'où l’intérêt d’être soi-même au clair sur deux points : le message que nous souhaitons délivrer au monde, et le message que nous délivrons effectivement aujourd’hui par notre tenue, notre attitude, notre voix, notre coiffure.

 « Dress for success » n'est pas une leçon de style. C’est une réflexion guidée, au moyen d’exercices tels que le jeu du dîner mondain, imaginé par Fanny Auger, l’élaboration de scenarii faisant réfléchir au genre d’impression que nous voulons laisser lors de diverses situations précises, ou la mise en exergue de nos qualités par écrit. Il ne s’agit pas de vous dévoiler ici le contenu de ce cours, car c’est un moment à vivre plutôt qu’à conter. Edith Head, costumière de cinéma américaine, huit fois oscarisée et auteure du livre « How to dress for success » à déclaré : «vous pouvez faire ce que vous voulez si vous êtes habillé pour ». Selon sa pensée, on ne peut jamais être trop bien habillé, au même titre que l'on ne peut être trop cultivé. La vraie question serait donc : qu’est-ce que je veux faire ? Question au combien plus complexe que de savoir si tel ou tel vêtement est à la mode. D’ailleurs, la mode, c’est ce qui nous va, comme l’énonçait si justement Christian Dior. Il en découle qu’elle est différente d’une personne à l’autre. Il faut accepter cette individuation, au lieu de vouloir se couler dans un moule dessiné par un autre. Car le danger serait alors de ressembler à tout le monde. Imaginons que nous ayons à recruter une personne pour notre entreprise. Après toute une journée d’entretien, de qui nous souviendrions-nous ? Sûrement de la personne qui a su être différente des autres, tout en portant la tenue adaptée pour le poste. N’avons nous pas le désir d’être cette personne ?

 Inspirons-nous des autres, trouvons nos icônes, nos mentors de style, mais ne les copions pas. Si nous voulons être nous-même il nous faut être différents. Acceptons parfois d’être un peu étrange. Un grand cinéaste a dit que les marges, c’est ce qui permet aux pages de tenir ensemble. Les marges sont irremplaçables, et s’il est important de maîtriser les codes du milieu dans lequel nous évoluons c’est afin de pouvoir les détourner habilement par la suite et nous les approprier.

 Les coiffeurs étaient autrefois médecins. Ils appartenaient à la même corporation que les chirurgiens et les dentistes. Le coiffeur « opère » nos cheveux, il doit connaitre un minimum qui nous sommes, nos ambitions. De l'intérêt de dénicher un  coiffeur qui réfléchira à la personne que nous sommes avant d'user de ses ciseaux,  un coiffeur qui nous ressemble ou qui nous inspire quand à son style : la symbiose aidera à obtenir un excellent résultat.

 

 Il n’est plus possible d’ignorer que l’habillement, la mode, le style soient des sujets capitaux, et non superficiels, sous-tendus par les notions de savoir-être, de connaissance de soi et même de destins de vie. Les femmes et les hommes influents l’ont parfaitement compris, Mark Zuckerberg et Steve Jobs sont les exceptions qui confirment la règle. Alors, quelle est votre mission ? Dans quel costume vous voyez-vous sauver le monde ?

« Franchement, des abdos ? Qui a besoin d’abdos quand on a LE nez ? Ou un nez quand on a LE costume ? ... Avez-vous besoin d’autre chose quand vous avez VOTRE chose ? ». Find your magic, campagne de pub Axe 2016.

 

Stéphanie Pascart