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Bons plans

                    Le temps d'un été pour revenir aux basiques

On connaît Paris qui grouille, ses brunchs et ses expos, le métro et les horaires de boulot. Et puis, dans l’ombre, il y a ces édifices enracinés dans le bitume qui se dressent, là sous nos yeux, sans que l’on ne s’émerveille plus de leur présence : les Invalides, le Grand Palais, le Sacré-Coeur, Notre Dame, la Tour Eiffel, le Panthéon…

Les ombres d’une photo de vacances, la magie d’une promenade sur les quais. Alors, cet été, c’est décidé, on vous emmène caresser le fer et interroger la pierre. Revenir aux basiques. Lorsqu'on s'arrête un instant, ce sont les deux monuments qui nous font vibrer, nous sentir tout petits face au temps.

La Tour Eiffel a cent vingt-deux ans. Elle fut construite en deux ans, deux mois et cinq jours. Le temps qu’il faut à une histoire d’amour pour naître et se consumer. A l’origine, elle ne faisait que passer. Déployer son canevas de fer au bord de la Seine puis se faire démonter en mille morceaux comme un jeu de lego. Présomptueux. Mais, depuis 1889 elle est toujours là à brasser sept  millions de visiteurs par an et à nous filer des torticolis. C’est normal en même temps, en se plantant au beau milieu du parvis et de slalomer entre les vendeurs de tourettes qui font « kling
kling kling », on attrape le tournis. Mais, ce qu’il y a de bien avec la Dame de fer, c’est que, sous tous ses angles, on croise des yeux le ciel et on brave le fer. Faites le tour, contemplez-la différemment. Même pas obligé de se payer un ticket au prix exorbitant mais juste être là quelques instants.

Et puis, il y a le Panthéon. Ah ! Celui-là , on l'aime bien car il est en haut de la montagne Sainte-Geneviève. Une montagne ? Enfin, une petite colline… Sur laquelle sont plantés de solides colonnes et un dôme, « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ».  Rousseau, Zola, Victor Hugo sont inhumés dans la crypte et il faut avouer qu’une petite promenade six pieds sous terre fait toujours un peu froid dans le dos. Qu’importe… A l’extérieur, il y a ces piliers impossibles à joindre des deux mains et le regard qui parcourt la pierre et se referme sur le temps d’un été, à Paris.

Alexandra Andrianalijaona, Jonathan Blouin, Nicolas de Giuli, Simon Richard, Arezki Zaïdi, master Miage

Crédits photos : Claire Morel