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Portrait du Mois

Najla Badis, une égocentrique au grand cœur

Derrière une image de petite fille riche et pourrie- gâtée, cette jeune Miagiste cache un véritable altruisme.

Najla Badis

© Hana Kaaniche

C'est pour se donner la possibilité de gérer des projets humanitaires dans toutes leurs dimensions, technologies à l'appui, que la jeune femme de vingt-six ans a choisi le master Miage. En attendant, elle envisage de travailler quelque temps pour être indépendante financièrement et pouvoir un jour partir en Afrique. Car ce qui l’intéresse vraiment, ce n’est pas tant d’avoir des responsabilités ou de diriger une équipe que d’être au plus proche des gens dans le besoin.

 Le rêve africain : loin des yeux, près du cœur

Bien loin du cliché de la « fille à papa », elle passe la plupart de son temps libre à travailler pour des associations comme les Restos du cœur. Ce penchant pour le bénévolat est né vers l’âge de vingt ans.

En désaccord avec les inégalités et les injustices de ce monde, elle décide de s’orienter vers le domaine caritatif. Cette volonté la conduira à faire des maraudes et à aider des organisations de sans-papiers en France. Des expériences dans des ONG en Afrique, pour la construction d’écoles ou la délivrance de cours, lui ont permis d’apprécier la culture africaine et de mesurer la misère dans ce continent. Depuis, son futur, elle ne le voit que là-bas, proche des gens démunis. Peu de monde la connaît ainsi. « J’estime que faire du bénévolat n’est pas forcément bien ou mal, c’est un choix. Et c’est une chose dont il ne faut pas forcément parler ou se vanter. » A l’université, ses camarades la voient sous un angle différent. Certains diront qu’elle est fêtarde, superficielle et gaspilleuse, d’autres calculatrice et égoïste. C’est mal la connaître. Reste à savoir pourquoi elle entretient sa drôle d'image. « Je préfère qu’on me prenne pour une fille riche qui ne pense pas aux autres, plutôt qu’on me prenne pour une fille riche qui est généreuse parce qu’elle a un besoin d’estime. »

David Boubaker, Clément Gillette, Hana Kaaniche, master Miage