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Parenthèse intime : le musée Jacquemart André !

Dans les beaux quartiers du 8ème arrondissement de Paris, niché au numéro 158 du boulevard Haussman, derrière une immense porte en fer forgé : on retrouve l’entrée du musée André Jacquemart. Moins connu que ses pairs, il attire avant tout les adeptes des beaux-arts, plutôt que les novices et les touristes. J’aimerais aujourd’hui vous faire découvrir cette pépite du patrimoine parisien.

Tout d’abord, le musée André Jacquemart n’est pas un musée à proprement parlé, et c’est ce qui fait son charme. Ancienne demeure d’Edouard André Jacquemart et de sa femme, Nélie Jacquemart, la visite se fait à travers les pièces quotidiennes de leur hôtel particulier du 19ème siècle. Edouard André Jacquemart était l’héritier de l’une des plus grandes fortunes de France, et cette somptueuse demeure classique en reste le plus beau témoin. Petits et grands salons, terrasses et cours intérieures, immenses escaliers en marbre… Le visiteur peut admirer l’architecture et la décoration du lieu, et en prendre plein les yeux.

Après avoir apprécié le lieu, la collection permanente, issue du patrimoine du couple féru d’art, ne fait pas grise mine. Si vous appréciez les peintures italiennes et l’art de la Renaissance, ce musée est fait pour vous. La défunte Nélie Jacquemart a pris à cœur de rassembler les plus belles pièces de ces inspirations. Cette volupté ambiante renforce le côté cosy du lieu et on en apprécie chaque recoin que l’on ait un œil aiguisé ou non. Lors de l’une de mes visites, j’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer Cécile, une maman de Niort, amatrice d’art, qui se rend dans ce musée parisien presque tous les deux mois. Et elle partage mon avis sur cet endroit, car elle m’a confié qu’elle a « toujours l’impression d’être accueilli chez les propriétaires. Comme si on était à la fin du 19e siècle, en passant le porche, en traversant le jardin extérieur dans la cour à l’arrière, loin des bruits de Paris et ça c’est magique ! Evidemment la collection privée est à la hauteur de l’élégance de cet ensemble. Voir ces peintures encore in situ est un privilège. »

Le visiteur peut également faire durer son expérience, paradoxalement au cœur et loin de l’agitation parisienne, en s’attablant au café du musée, le temps d’un chocolat chaud les après-midis d’hiver. Les amateurs d’art comme Cécile ne prennent pas souvent le temps de s’y arrêter, mais en tant que touriste dans ce petit monde, je peux vous assurer que l’expérience dépasse celle du Starbucks au coin de la rue !

Malgré ces avantages, comme le dit Cécile « la concurrence est rude avec les autres musées parisiens, le Louvre, Orsay, Pompidou où le public sait qu’il pourra apprécier toute une panoplie d’œuvres sur plusieurs périodes artistiques. À Jaquemart-André, on est donc dans une offre plus élitiste et réduite. Alors, pour le touriste, entre le Louvre et Jacquemart-André, le choix est vite vu pour le grand public, non ? »

Ainsi, si cette ébauche a pu piquer votre curiosité, je vous invite à profiter de l’exposition Rembrandt intime, qui a pris place à André-Jacquemart depuis le 16 Septembre et qui prend fin le 23 Janvier, pour pouvoir vous y rendre et vous faire votre propre avis.  

 

Marion Payet