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Gueules de parisiens !

La jeune photographe française Stéphanie Pfeiffer adapte le concept connu outre-Atlantique, Humans of New-York, à l’éclectique capitale française. Et ce, pour le bonheur des internautes. Mais jusqu’au 28 Février, le public a l’opportunité de se faire un avis sur son travail, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Étudiante en école de commerce, elle s’installe quelques temps à New York où elle apprend l’art du portrait de rue. Elle s’inspire du travail de Brandon Stanton pour son site Humans of New-York et son livre du même nom. Ce dernier est le précurseur de la nouvelle vague de style photographique qui se répand depuis quelque mois : il cherche à rencontrer les habitants d’une grande ville, à entrer dans leur intimité sans les connaître vraiment et montrer que cet immense ensemble qu’est la Grande Pomme est un agrégat d’histoires et de personnalités individuelles, qui se ressemblent pourtant, ou pas. Inspirée par sa ville Lumière, la jeune diplômée souhaite s’essayer à y adapter ce concept. Mais « le parisien n’est pas facile à aborder », elle se fait pourtant violence et commence sa galerie sur son blog. Les couleurs flash, les styles originaux, les histoires drôles de Stéphanie attirent l’équipe de My Little Paris, qui l’aide à se lancer. Aujourd’hui en partenariat avec cette équipe, Stéphanie peut s’occuper, avant tout, de ses clichés et partager sa vision d’un Paris mélangé, sur la toile. Elle veut connaitre le Paris de tous âges, de tous bords, de toutes couleurs, de tous styles et de toutes religions, et surtout, le faire connaître.

« On croise le vrai Paris, le Paris sans frontières. » Yann de Montreuil, 26 ans

Gueules de Parisiens

Après le succès de sa première exposition, l’artiste a l’occasion d’afficher sa galerie sur papier glacé et de partager son art autrement. Ce jeudi 2 Février je me suis donc rendue au vernissage électrique ! On ne retrouve malheureusement pas la diversité des portraits dans la foule de visiteurs pour cette première soirée. Puisque la moyenne d’âge tourne autour des 34 ans, du fait, sûrement, du support principal de l’artiste, qu’est internet. Mais nous avons tout de même croisé des visages que nous avons pu découvrir sur ses clichés. Et une chose est sûre, elle réussi à capturer l’originalité et la vérité pour ses portraits.

« On rencontre des personnes inconnues et parfois, on se rencontre soi-même. » Alexandra de Paris, 35 ans

Chaque photo est accompagnée d’un récit de la rencontre, de la photo, de l’instant ou d’un souvenir. Des anecdotes qui nous permettent de faire connaissance avec les modèles mais aussi les personnes qui nous entourent. À cette Première, tout le monde était décontracté. Personne ne se connaissait vraiment. Mais chacun se souriait et partageait la façon dont chaque portrait avait pu le toucher. Nous avions en commun les histoires d’Alice, d’Asmaa ou encore de Telis. Et la balade atypique à travers les pièces de ce pavillon du XIXème arrondissement n’a pu que renforcer cette proximité. Nous nous sentions à la maison, comme à une fête d’anniversaire organisée par l’ami d’un ami de notre cousine où l’on se rend un samedi soir au hasard.

« Mon objectif est d’apprendre aux gens à mordre dans la vie à pleines dents ! » Stéphanie Pfieiffer

La justesse des clichés, le confort du lieu, l’ambiance décontractée font de cette exposition un cocktail réussi. Alors si vous avez envie de vous confronter à la réalité et l’agitation parisienne, et à rencontrer ces gueules de parisiens, n’hésitez pas à vous rendre aux Pavillons des Canaux, au 39 quai de Loire. Entrée libre.

INFORMATIONS PRATIQUES

   •   Vous pouvez également faire connaissance avec les clichés de Stéphanie sur ses réseaux sociaux : Son site ; Son Facebook ; Son Twitter ; Son Instagram
   •   Ainsi que les coordonnées du Pavillon des Canaux : Sur leur site ; Sur leur page Facebook
   •   Enfin, vous pouvez aussi faire connaissance avec le projet grandissant de Humans of New York, par Brandon Stanton : Sur son site et sur sa page Facebook

Marion Payet