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Israël : Tel Aviv-Yafo, l’ouverture.

Tel Aviv ou « la colline de printemps » est une ville sur la côte méditerranéenne au sud d’Israël. Créée en 1909 en raison d’un manque d’espace dans l’ancienne ville biblique Yafo (écrit Japho dans le livre de Jonas, un des livres du Tanakh - Bible), elle est l’expression de la modernité, de l’ouverture et de la richesse culturelle au sein d’un Etat connaissant les stigmates de la guerre et un manque d’acceptation sur son existence effective, se traduisant par une protection renforcée à l’intérieur des frontières et sur la côte méditerranéenne – interrogatoires aléatoires à l’entrée et avions militaires survolant la mer territoriale. Une protection nécessaire pour l’expression d’une liberté individuelle multiculturelle au sein du territoire.

Tel Aviv

Un paysage oriental et occidental

La ville a différentes architectures. Occident et orient, buildings et marché aux épices et bijouteries se conjuguent pour former un tout unique dans une ville génératrice de nouvelles technologies. Une préservation du patrimoine est ainsi notable. Tout n’est pas détruit, ni même rejeté au profit de notions « évolutionnistes ».   Les bâtisses reflétant l’histoire des migrations de la ville y sont maintenues. Une vue dynamique et multiculturelle peut être appréciable d’immeubles de grande hauteur. Ce que nous pouvons y observer sont les aspects divers et variés, des formes des bâtiments  (droites ou arrondies : style Bahaus importé par les juifs d’Allemagne durant les années 1930), des couleurs les recouvrant, de leur dimension. Ces immeubles sont la traduction de l’identité culturelle de la ville s’exprimant physiquement.

Une richesse culturelle multiple

La culture linguistique du territoire est multiple. L’arabe fait partie, comme l’hébreu, de l’enseignement obligatoire dénotant un désir de vivre en communauté et non pas de se positionner en rupture avec le passé territorial et traditionnel d’une partie de la population qu’elle soit juive, musulmane ou chrétienne . Le projet est noble. La rupture « identitaire » n’a partant pas été le choix décisionnel : l’hébreu n’a pas pris le dessus sur l’arabe. En sus, à cette préservation de richesse orale s’ajoute un mouvement d’immigration au sein du territoire, présente et visible à Tel Aviv-Yafo. Ainsi des populations originaires d’Afrique du Nord ou subsaharienne, européenne ou encore asiatique y sont de passage ou y travaillent à titre temporaire ou définitif : ce qui en fait une des plaques tournante du Moyen-Orient.

Leïla Benzekri