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A la découverte du métier de neurologue

Ce mois-ci, l’équipe des Petits Papiers de Descartes vous propose de partir à la rencontre de la neurologie, à travers l’interview du Professeur Mathieu Zuber qui s’occupe du service de neurologie de l’hôpital Saint-Joseph à Paris.

Comment résumer votre métier en quelques mots ?
Le neurologue s’occupe de toutes les maladies qui touchent au système nerveux. Les problèmes pathologiques sont donc très variés et très nombreux. On peut citer par exemple les problèmes moteurs ou encore les problèmes cognitifs. Mais il y a également les douleurs, telles que les céphalées ou les neuropathies. Nous travaillons aussi sur des malades aigües comme l’épilepsie et certains neurologues travaillent sur les maladies liées au sommeil.
On voit donc à quel point les pathologies sont variées, car elles touchent le système nerveux central ou périphérique.

Quel est votre parcours ?
J’ai fait mes études de médecine à Paris Descartes. La neurologie m’a tout de suite beaucoup plus. C’est une fausse idée de dire que la neurologie est une discipline exclusivement intellectuelle et déconnectée des patients. Il y a au contraire beaucoup à faire pour les malades. Il y a donc une réelle discordance entre la réputation de cette spécialité et la vérité.
Je suis par la suite devenu Professeur à Paris Descartes. J’ai travaillé à Sainte-Anne et depuis 2006 j’ai pris le poste à l’hôpital Saint-Joseph, dans le domaine des maladies vasculaires afin de prendre en charge les accidents vasculaires cérébraux.

Parlez nous  de la recherche dans ce domaine.
A l’hôpital Saint-Joseph, nous faisons de la recherche clinique uniquement. Elle est orientée  vers une meilleure identification du diagnostic et une meilleure prise en charge des AVC. Nous créons de nombreux protocoles pour de nouveaux traitements. Nous travaillons également sur l’amélioration des IRM. La recherche se concentre donc à la fois sur l’amélioration de la thérapeutique, mais également du diagnostic. La recherche dans le domaine des AVC est en pleine expansion car ils sont de plus en plus fréquents. De plus en plus d’étudiants s’intéressent à cela. Par contre ici, nous ne faisons pas de recherche au niveau biologique.

Les associations ont-elles un rôle important ?
Oui, très ! Je suis Président de la SFNV (Société Française Neuro-Vasculaire) qui regroupe les professionnels travaillant sur les AVC. Nous mettons en place des bourses dans des domaines assez larges (des bourses de recherche clinique, d’autres de recherche fondamentale ou encore des bourses paramédicales).
Je suis également Président fondateur de l’association France AVC qui aide les victimes touchées par les AVC.  Mais on peut aussi citer de nombreuses autres associations touchant différentes pathologies : France Alzheimer, France Parkinson, Ligue contre l’épilepsie, ARSEP (Aide à la Recherche sur la Sclérose En Plaques). Sans oublier la semaine du neurodon qui est très importante.

Comment se porte la neurologie en France ?
Il y a un gros manque de neurologues dans notre pays. La population est vieillissante et la majorité de nos patients a plus de 60 ans. Il y a donc une vraie difficulté car il y a moins de 2000 neurologues en France. Mais c’est une spécialité qui plait aux étudiants, il y a désormais un vrai engouement, ce qui est encourageant.

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Natacha Szeps