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La vie de l'univ' - La fondation

La Fondation PARIS DESCARTES

par Pierre Pardessus

I. Les Projets Financés

II. Soutenir la Fondation  

Martine Aiach   Les grandes écoles en ont toutes une depuis bien longtemps, et depuis la loi relatives aux Libertés et aux Responsabilités des Universités (loi dite « LRU » de 2007), les universités sont autorisées à s’en doter : les fondations dont nous parlons sont autonomes au sein des universités. Elles permettent l’élaboration de projets scientifiques nés de la rencontre entre la générosité de mécènes et les aspirations des étudiants, des enseignants et des chercheurs. Formée l’an passé à l’initiative de notre président Axel Kahn, l’équipe qui dirige notre fondation est présidée par Martine Aïach. La fondation est certes très jeune, mais connaît un développement rapide qui l’autorise à financer un nombre croissant de projets. Au cours de sa première année d’existence, elle a rassemblé 3 millions d’euros de dons, et finance ou projette de financer certains projets que vous connaissez sans doute.

I.  Les projets financés par la fondation Paris Descartes

Enseignement et Pédagogie

Fidèle aux valeurs fondatrices de l’Université, la fondation a à cœur d’accueillir tous les talents et de former les futurs chercheurs en accompagnant et finançant les meilleurs étudiants par des bourses de thèses, des bourses d’excellence et un accompagnement pédagogique.

Le projet année 0, dont l’objectif est de soutenir de jeunes bacheliers issus de milieux défavorisés pour leur donner accès aux métiers altruistes et valorisants de la santé, illustre bien cet attachement et cette volonté d’ouverture de l’Université, à travers l’aide de la fondation, aux étudiants issus des milieux de la diversité : des élèves de Terminale issus de lycées d’Ile de France classés « ZEP » (Zone d’Education Prioritaire) seront choisis sur dossiers, sur la base de leurs résultats scolaires, et auditionnés par un comité constitué d’universitaires et de personnalités extérieurs. Les lycéens retenus auront accès à une année préparatoire de remise à niveau, puis entreront en PAES. Au cours de ces deux années, ils bénéficieront d’une bourse de 800€ par mois pendant 10 mois.

Les filières médecine-science  et pharma-science  forment les médecins et pharmaciens qui animeront la recherche de demain. Les financements privés dont elles bénéficiaient jusqu’à aujourd’hui verront leur terme échoir à la rentrée 2012. A partir de cette date, c’est la fondation qui prendra le relais pour permettre aux meilleurs étudiants des filières médecine et pharmacie d’intégrer à l’issue de leur troisième année des filières de recherche inspirées des modèles MD-PhD américains. Les étudiants sont formés à la recherche pendant trois ans supplémentaires et soutenus par des bourses d’excellence : les formations de cette nature, prestigieuse mais coûteuse, contribuent grandement au rayonnement de notre université et à la qualité de nos unités de recherche.

Entretien et valorisation du Patrimoine de l’Université

Notre Université dispose d’un patrimoine hors du commun : outre ses 253 190 m² de locaux (cf. Petits Papiers n°1 , le chiffre du mois), son siège administratif en plein cœur du quartier Latin et ses 4 CHU de renom, elle est riche des très précieuses collections, des tableaux, des vitrines et des pièces uniques et des statues qui habillent ses murs. L’entretien de l’ensemble du patrimoine représente un coût non-négligeable, aussi la fondation finance-t-elle notamment le projet d’ouverture d’une Cité du Médicament, la conservation du jardin Botanique et de la Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine et d’Odontologie qui contient l’un des trois premiers fonds du monde de mémoire imprimée : c’est presque toute la connaissance médicale occidentale depuis le XVIe siècle qui y est répertoriée.

Le Jardin Botanique  de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques a vu le jour en 1884 : sa vocation première est de permettre aux étudiants d’apprendre le nom des    jardin botanique diverses plantes médicinales ou toxiques et de les reconnaitre : il comprend 400 espèces végétales, dont les 2/3 sont des plantes médicinales, sur 2000 m² de surface. Les serres, entièrement refaites en 2001 et 2002, sont identiques à celles originellement conçues par les ateliers de Gustave Eiffel (ci-contre). Le projet financé par la fondation a pour objectif d’enrichir les collections par des plantes médicinales de tous horizons, et de développer les collaborations nationales et internationales pour favoriser les échanges.

Le projet de Cité du Médicament a pour objectif l’ouverture sur le public par la création d’un musée, sur le modèle de la Cité des Sciences : le noyau de la Cité sera constitué par le patrimoine historique inégalé en France de l’Université Paris Descartes, par le jardin botanique, ses serres tropicales, ses vivariums pharmaceutiques, mais aussi par des ateliers de formation des malades à leurs traitements : conférences, initiations, formation des parents, etc. Le programme est déjà bien rempli !

bibliotheque

La Bibliothèque Inter-Universitaire de Santé  (BIUS, anciennement BIUM)  recèle un patrimoine ancien de 400 000 ouvrages et 22 000 revues, dont les plus anciens remontent au XVIe siècle. La valorisation de ce patrimoine va passer par deux volets distincts : la restauration des documents précieux fragilisés, et la numérisation des collections dans le cadre de la bibliothèque numérique Medic@ .

L’excellence en Recherche et en Formation

Cultiver l’excellence en accueillant des chercheurs de renommée internationale pour développer la formation et la recherche, avec de nombreux projets déjà en cours de financement : une chaire de Cardiologie pour comprendre et mieux maîtriser les complications des accidents cardiaques et notamment la mort subite chez l'adulte, ou la chaire dite Pierre Potier dont l’objectif est d’attirer des chercheurs de très haut niveau à l’Université.

 

II.  Soutenir la Fondation

Les grandes écoles (comme HEC ou Polytechnique pour en citer de prestigieuses) ont toutes des fondations, alimentées par des entreprises et des particuliers, qui lèvent des fonds très importants à leur service. Si les trois millions d’euros que notre Fondation est parvenue à réunir au cours de sa première année d’existence peuvent sembler très conséquents, il s’agit finalement d’une somme assez faible au ratio par étudiant (nous sommes tout de même 37 720 cette année !) si on la compare aux 14 millions d’euros de dons et aux 70 autres millions de promesses de don que la fondation HEC a réunis en 2010.

Ces dons proviennent en partie d’entreprises privées : sur un modèle différent, car beaucoup plus participatif, la Fondation Paris Descartes s’emploie à démarcher de nombreux partenaires impliqués dans la recherche et l’enseignement. Servier et AXA ont souhaité accompagner la fondation dans ses premiers projets pour un montant de près de 3 millions d’euros. Cependant, 60% des dons des grandes écoles proviennent de donneurs particuliers, qui sont plus de 3000 dans le cas de HEC : c’est une culture ancienne et très développée d’attachement et de reconnaissance des diplômés envers leur école d’origine, qui dans de nombreux cas leur a permis d’accéder à l’embauche et à des emplois valorisés.

 

L’ Université Paris Descartes est première en matière de santé au niveau national en termes de publication et de formation. Elle est donc pourvoyeuse, chaque année, de diplômes de qualité et de l’assurance d’un emploi pour un grand nombre d’étudiants issus spécifiquement de ces filières, de même que pour les étudiants issus de chacune de ses autres composantes. Par analogie, il semble dès lors logique de concevoir que les étudiants reconnaissants gratifient parfois, plusieurs années plus tard, leur Université d’un don.

Aussi la Présidente a-t-elle raison d’espérer qu’une véritable culture et qu’un sentiment d’appartenance à l’Université se développent, faisant qu’à terme les étudiants en formation puissent bénéficier d’un soutien de leurs aînés installés et soucieux du rayonnement de leur Université d’origine.

 

fondation

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