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L’échec en première année universitaire…

Le mode de fonctionnement à l’université est souvent source de questionnement et d’angoisse pour certains de nos bacheliers, c’est aussi le moment où l’on apprend à devenir un adulte. Mais cette étape requiert une préparation mentale, l’adaptation à la fac est souvent difficile pour certains et demande une autonomie très rapide.

Le passage entre la première année universitaire et la terminale, représente souvent pour une majorité de jeunes bachelier un échec. Les raisons de cet échec s’expliquent, d’une part par un manque d’information concernant les différentes filières choisies à la fac et le manque d’autonomie requise pour réussir une première année d’université. L’orientation après le bac est un vrai problème chez les bacheliers car bon nombre d’entre eux ne savent, souvent, pas quelle filière correspond le mieux à leurs aspirations professionnelles. C’est ainsi que certains bacheliers choisissent l’université par dépit et non pas par envie.

Une récente étude publiée par le ministère de l’enseignement supérieur, pointe les écarts entre les filières universitaires : à l’heure où les élèves de Terminale, commencent à réfléchir à leur orientation post-bac, une étude du ministère de l’enseignement supérieur souligne le taux d’échec impressionnant en fin de première année universitaire. Ce constat n’est pas certes nouveau, mais il faut le marteler à ceux qui s’apprêtent à choisir l’université. Le plus préoccupant étant le fait que ce taux ne recule pas : plus d’un étudiant de licence sur quatre abandonne les études ou se réoriente pendant ou après sa première année universitaire, selon une enquête publiée par le ministère de l’enseignement supérieur. Et près d’un tiers redouble sa première année d’université. 

D’après cette étude sur « la réussite et l’échec en premier cycle », réalisée par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) en 2012-2013, seul 43,8% des personnes inscrites en première année de licence sont passées en deuxième année, mais 29% ont redoublé et 27,2% sont sortis du système universitaire. Force est de constater que la situation n’évolue pas en la matière : lors du lancement du plan réussi en licence en 2008, ils étaient 22% à quitter l’université en fin de première année, ils sont désormais 27%. En dépit des initiatives pour limiter cet échec, alors soit vers des études plus courtes, soit quitter l’enseignement supérieur.

L’échec à l’université « concerne principalement la première année après le baccalauréat », souligne la note du ministère. En 2011, les étudiants en troisième année de licence générale étaient 74% à aller au bout de leur année et à obtenir leur diplôme, un taux de réussite qui atteint 88% en licence professionnelle. Selon la note du ministère, l’échec en première année résulte souvent « d’une mauvaise orientation, mais aussi d’une difficulté à s’adapter dans un contexte très différent de celui du lycée ». En dépit des « trajectoires non linéaires », certains étudiants parviennent toutefois à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur, mais cela se fait au prix de « coûts important » pour eux-mêmes, leur famille et la collectivité, selon l’enquête basée sur les données d’inscription et de participation aux examens.

 

Abraham Ndjang