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Cambridge experience part 2 : the formals

J’en suis à mon vingtième litre de thé au lait. En regardant sur la courbe de la quantité de thé absorbée en fonction du temps, cela correspond à deux mois. Ouf, je suis donc dans la moyenne. Je continue ma découverte de la vie anglaise et ce mois-ci, je vous fais partager une expérience qui m’a marquée, celle d’un formal.

Imaginez-vous, une fois par mois, avoir l’occasion de dîner dans le grand et élégant hall de votre université. Si par le plus grand des malheurs, votre université en est dépourvue, imaginez vous dans le grand hall de Poudlard  – la ressemblance est frappante. A 19h20, un bon nombre d’étudiants installés au bar du College – il n’y a pas d’heure pour une pinte de bière – commencent à se diriger vers le main hall. A l’entrée, un homme au chapeau melon me demande mon invitation. Je la lui tends et rentre alors dans une grande pièce parée de portraits d’illustres personnages qui donnent à cet endroit tout son caractère. Ils fixent de leurs airs graves la centaine d’étudiants habillés de leurs gowns (sorte de toge aux couleurs de leur College).

Lorsque tout le monde est installé, un gong retentit, le silence se fait, les étudiants de lèvent. Les professeurs rentrent alors les uns après les autres et s’assoient à la table principale dominant la pièce. Une étudiante lit un passage en latin et, une fois le dernier mot prononcé, la rumeur joyeuse reprend crescendo. Un surveillant marche dans les allées pour dissuader les étudiants qui ne souhaitent qu’une chose : enfreindre les règles et jouer au jeu du penny. Il s’agit de poser, avant que votre voisin de table n’ait le temps de planter sa cuillère, un penny sur le dessert de ce dernier. Si vous y parvenez, il devra le manger… sans les mains ! Une autre variante est de jeter un penny dans son verre : la Reine se noie, il faut la sauver et boire le verre d’un trait !

Je finis le diner avec une tasse de thé quand le gong retentit à nouveau. Tous se lèvent et les professeurs se retirent. Il est temps de se diriger vers un pub : comme je vous l’ai dit, il n’y a pas d’heure pour une pinte de bière !

Cheers !

Clara Levinson