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Partir étudier à l'étranger ! Une idée ... pas si folle !!!

Entretien avec Amélie de Miribel, Chef du service des Affaires Européennes et des Relations Internationales, jeudi 29 septembre 2011

 

Amélie de Miribel

 Partir à l’étranger pendant les études ; et pourquoi pas toi ?

Nous arrivons au début du mois d’octobre, et en ces temps de rentrée universitaire, il nous a semblé utile de vous faire quelques petits rappels sur les nombreuses opportunités de mobilité étudiante proposées par votre université.  Alors, maintenant que vous n’avez plus de soucis avec votre emploi du temps, que vous savez quand auront lieu vos cours de guitare et quel jour vous garderez le fils de la voisine, pourquoi ne pas en profiter pour préparer un départ à l’étranger pour l’année prochaine ?

Afin de vous éclairer davantage sur cette question,  nous nous sommes entretenus avec Amélie de Miribel, chef du service des Affaires Européennes et des Relations Internationales, dans son bureau situé rue de l’Ecole de Médecine. 

La mobilité étudiante, en quoi ça consiste ?

Les étudiants de Paris Descartes ont la possibilité de suivre un programme d’échange, de recherche, ou un stage à l’étranger (voire même plusieurs !) durant leurs études universitaires, à partir de la troisième année –sauf pour les étudiants en IUT qui peuvent bénéficier d’un départ anticipé en deuxième année. En effet, grâce aux quelques 300 accords européens et internationaux qu’a l’université avec ses partenaires, les étudiants de chaque faculté bénéficient de programmes d’échange qui sont en accord avec leurs cursus universitaire. Le semestre ou l’année passé(e) dans une université étrangère sera validé(e) dans le cadre du diplôme préparé à Paris Descartes (Amélie de Miribel vous rappelle également que certains cursus proposent l’obtention d’un double diplôme ou d’un diplôme conjoint). Parmi les destinations possibles ? Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Italie, pays anglophones, Canada ou encore Brésil, Chine (pour la recherche en particulier)… alors, tenté(e) ?

Partir à l’étranger, je veux bien, mais cela a un coût !

La force des programmes d’échange est qu’ils permettent aux étudiants de réduire au maximum leurs frais d’études à l’étranger. En effet, pour les programmes d’échange Erasmus (échanges en Europe) et Crepuq (Canada), vous serez amenés à payer uniquement les frais d’inscriptions de votre université française, ce qui est particulièrement bénéfique lorsque l’on part à l’international, sachant que bien souvent, les universités y sont beaucoup plus chères. Ces accords permettent également l’obtention de bourses de mobilité. Bien entendu, Amélie de Miribel vous précise qu’il ne faut pas non plus omettre certains frais supplémentaires comme ceux du logement ou encore du billet d’avion. Mais le but n’est pas non plus de partir à tout prix le plus loin possible !

Ça y est, je veux partir : mais comment faire ? Qui peux m’aider dans mon choix ? Quand dois-je préparer mon dossier ?

Amélie de Miribel et son équipe gèrent principalement le côté administratif des échanges, autrement dit, la centralisation des accords, l’envoi des dossiers vers les partenaires internationaux, la délivrance des bourses, l’accueil des étudiants étrangers… Pour pouvoir être conseillé(e) sur une destination et une université répondant à vos critères, vous pouvez prendre contact avec l'enseignant et/ou le contact administratif-relais présents dans chaque UFR appelé communément le BRI (Bureau des Relations Internationales) Ces derniers sauront davantage vous aiguiller sur l’intérêt d’une université pour votre parcours universitaire, vos intérêts et votre profil.

En général,  les dossiers sont à compléter pour le mois de décembre, janvier ou février suivant la destination choisie ; la réponse vous est souvent donnée en juin ce qui vous laisse peu de temps pour boucler les préparatifs donc soyez prêts en amont ! Autrement dit, si vous êtes en L2, vous pouvez commencer à préparer votre dossier pour partir en L3. Pour une destination européenne, il est cependant possible de préparer un dossier pour le second semestre en ce moment même.

Enfin, il faut savoir que l’université accueille en moyenne 400 étudiants étrangers par an ; il serait donc intéressant pour vous de rencontrer ceux qui viennent des universités que vous visez, en prenant contact avec eux par l’intermédiaire de votre BRI-relais ou par notre service !

L’étranger, j’aimerais bien, mais quel est le niveau requis ?

La sélectivité des dossiers dépend de l’université que vous visez, bien entendu, mais également des places disponibles. En effet, si Paris Descartes possède de nombreux accords avec le Canada et l’Angleterre, il reste cependant plus difficile d’être sélectionné pour y partir, car les étudiants canadiens et anglais viennent peu en France. Il y a donc moins de places libérées pour les étudiants français. Il est peut-être donc parfois plus malin de tenter une demande ailleurs si vous pensez que votre dossier a peu de chances d’être sélectionné. Rappelons que pour les universités internationales, une seule candidature par an est envisageable ce qui est plus contraignant que pour les universités européennes pour lesquelles il y a 2 sélections dans l’année.

Allez, je tente l’expérience !

Pour Amélie de Miribel, il est presque indispensable de partir à l’étranger au moins une fois dans son cursus universitaire. Outre les intérêts liés à votre programme d’études, c’est également le moyen de maîtriser une langue, de s’ouvrir à une autre culture, de rencontrer d’autres étudiants, de côtoyer diverses méthodes d’enseignement… Selon elle, il n’y a que du bénéfice à en tirer, et « plus l’on part tôt, plus l’on part souvent ! ».

Alors, après avoir rejoint l’équipe de rédaction de la newsletter de votre université, prenez une seconde initiative : bougez à l’étranger !

Alizée Delpierre

Pour toute question n'hésitez pas à écrire au service des relations internationales