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Raphael Ruppacher - Un globe trotter à l'Université Paris Descartes

Raphael Ruppacher_Janvier 2012

Il a à peine 21 ans et pourtant, Raphaël Ruppacher, étudiant en anthropologie  à l’université de Vienne, parle 6 langues et a déjà voyagé un peu partout dans le monde. Imprégné de la culture latino-américaine d’Amérique Latine où il a travaillé, des Balkans dont il est passionné et de son Autriche natale, ce globe-trotter a choisi Paris pour son semestre d’échange Erasmus, pour être « au plus près de Levi Strauss », me dit il enjoué.

En face du centre Georges Pompidou, il partage avec moi ces quelques impressions.

En quelques mots, peux-tu me décrire ton parcours académique avant Paris Descartes ?

En 2008 j’ai décroché un baccalauréat général à Grafenstein, mon village d’origine. J’ai décidé par la suite d’effectuer mon service social, obligatoire pour tout Autrichien, à Tijuana (Mexique) où j’ai été bénévole pendant une année auprès d’une association caritative. J’en ai profité pour apprendre l’espagnol et voyager un peu partout en Amérique du Sud. Cette expérience a transformé ma perception du monde et m’a encouragé, à mon retour en 2009, à entreprendre des études d’anthropologie à l’Université de Vienne.

Pourquoi as-tu choisi l’Université Paris Descartes pour ton semestre d’échange?

Mon choix premier s’est tout d’abord orienté vers un pays d’Europe de L’Est. Je suis fortement attiré par la culture de cette partie du monde étant donné que je viens d’une région d’Autriche où la culture Balkanique en générale et Slovène en particulier est présente et enracinée. Je n’ai malheureusement trouvé aucun accord d’échange universitaire avec cette région, et j’ai décidé alors de venir en France.

Ce n’était pas un complet hasard car Claude Levi Strauss et son anthropologie structuraliste m’ont toujours inspiré. Aussi, Paris représentait pour moi une occasion d’améliorer mon Français dans un environnement culturel cosmopolite.

Trois mois après ton arrivée, quelles sont tes impressions ?

Pour être tout à fait honnête, je m’attendais à autre chose de la « Sorbonne » de part la prestigieuse réputation dont elle jouit partout dans le monde. Je suis quelque peu déçu par le système éducatif resté très traditionnel, ne s’appuyant que très rarement sur des supports visuels, ce qui rend les cours très difficiles à suivre pour les étudiants dont le français n’est pas la langue maternelle.  J’ai aussi été surpris par le fait que les profs lisent machinalement les cours en amphi, chose plutôt inhabituelle en Autriche où les enseignants ont plus tendance à s’approprier le contenu de leurs cours.

En revanche, j’apprécie ici le fait que les TDs soient donnés dans des classes à effectifs réduits ce qui permet un meilleur échange entre le professeur et les étudiants. Aussi, j’aime le fait que l’anthropologie soit beaucoup plus « pratique » en France qu’elle ne l’est en Autriche. Les professeurs français ne se cantonnent pas à l’explication théorique et partagent avec nous leurs expériences de terrains, toutes aussi fascinantes les unes que les autres.

Que dirais tu à tous ceux qui comptent, comme toi, venir en France en Erasmus ?

Malgré les aspects négatifs, j’ai vécu une expérience enrichissante que tout étudiant devrait vivre. Je conseille aux gens de sortir de leur confort habituel, d’expérimenter de nouvelles cultures et de se confronter à des déceptions  qui deviennent rétrospectivement de bons souvenirs. Je conseille d’autant plus le choix de Paris Descartes où j’ai rencontré des gens merveilleux, des enseignants-chercheurs fascinants, et où j’ai assisté à des colloques autour de personnalités prestigieuses en sciences sociales telles que Marshal Sahlins et Jürgen Habermas. 

Oumama El Bakali