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Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation vient d’annoncer le résultat de l’appel visant à la création d’Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle (3IA).

Quatre projets français, présélectionnés par un jury international en novembre 2018, sont ainsi officiellement labellisés par l’État dont PRAIRIE (PaRis Artificial Intelligence Research InstitutE), porté par l’Université Paris Descartes, le CNRS, l’Inria, l’Institut Pasteur et l’Université PSL. Plusieurs entreprises participent également à ce projet (Amazon, Engie, Facebook, GE Healthcare, Google, Idemia, Microsoft, le Groupe PSA, Sanofi, SUEZ, Valeo etc.) dont l’ambition est la création, à Paris, d’un lieu d’excellence en intelligence artificielle.

Le cœur de l’institut, fortement interdisciplinaire, est constitué de chaires et de tremplins pour jeunes chercheurs. Leurs travaux seront à la fois méthodologiques et interdisciplinaires, couvrant les domaines de l’aide à la décision (clinique), l’apprentissage et l’optimisation, les agents autonomes, la génomique, la gestion sécurisée des données distribuées, l’imagerie biologique et médicale, l’interprétation automatique du langage naturel, la physique statistique, la robotique, les sciences cognitives, la science des données, la vision artificielle. L’équité et l’éthique, l’explicabilité, la fiabilité et le passage nécessaire à l’échelle, sont des thèmes transverses à tous ces domaines.

L’impact socio-économique est un objectif majeur du projet, s’appuyant sur le transfert vers les entreprises ainsi que la création de start-up mais également la diffusion large des connaissances sur l’IA et son interaction avec la société.

Pour Frédéric Dardel, président de l’Université Paris Descartes, co-fondatrice de l’Université de Paris :
” Les applications de l’Intelligence Artificielle en Santé sont probablement les plus intéressantes mais présentent un caractère anxiogène pour le grand public qui voit le diagnostic médical confié à une machine. C’est donc un enjeu majeur d’associer les professionnels de Santé à leur développement et d’avoir des spécialistes qui soient à l’interface entre la médecine et l’informatique pour traiter ces questions.”

Enfin, un enjeu majeur pour l’IA est d’attirer plus de femmes dans ses métiers, alors qu’elles sont aujourd’hui peu représentées dans les cursus d’IA ou plus généralement scientifiques. Pour y contribuer, l’institut mènera des actions de promotion des disciplines de l’IA du lycée au post-doctorat.

Télécharger le communiqué de presse