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Le 23 janvier 2019

Le vieillissement est associé à des modifications biologiques affectant progressivement toutes nos capacités physiques ou cognitives et toutes nos fonctions physiologiques. La perte de ces capacités est ainsi considérée, depuis peu, comme un marqueur du vieillissement. Le sujet a généré de nombreux résultats dans le cadre d’études scientifiques chez l’homme et l’animal.

Cependant, ces études soulèvent trois problèmes :
(i) le manque de connaissances sur les changements liés à l’âge au cours d’une vie entière conduit à des cohortes insuffisamment représentatives, limitant les études ontologiques ;
ii) des lacunes méthodologiques dans la modélisation et la formalisation des effets de l’âge dans les études portant sur les capacités, telles qu’appréhendées par la mesure des baisses de performance d’organes ou la réduction des grandes fonctions du
vivant (respiration, circulation, cognition, etc.) ;
(iii) les méthodes actuelles sont principalement descriptives et leurs approches mathématiques ou statistiques ne reposent sur aucune hypothèse biologique.

Contact :

Responsable des relations presse
Pierre-Yves CLAUSSE
01 76 53 17 98
06 51 67 84 83
Courriel: presse@parisdescartes.fr

IRMES
Geoffroy Berthelot
01 41 74 41 29
Courriel: geoffroy.berthelot@insep.fr

Cette étude originale montre que, quelle que soit la fonction ou l’espèce étudiées, l’âge où s’établit la performance la plus élevée survient à 20,4 ± 6,7% de la durée de vie, soit constamment au cours du premier tiers de celle-ci. Pour une même fonction (tel est le cas de la vitesse de déplacement), certaines espèces atteignent leur âge de performance maximale à un stade plus précoce, alors que d’autres nécessitent une maturité un peu plus longue. De même, d’autres fonctions physiologiques peuvent révéler un pic de performance plus tardif de quelques pour-cents (par exemple pour la maîtrise du jeu d’échecs).

Ce travail permet de mieux comprendre l’origine commune des mécanismes de l’ontogenèse et de la sénescence conduisant à la progression puis à la dégradation observée des capacités physiques ou cognitives de chaque organisme. Il devrait également avoir un impact sur les études reposant sur des cohortes longitudinales en permettant une sélection des sujets et des groupes les plus
appropriés, en fonction des évolutions désormais attendues à chaque étape du développement et de la décroissance. Enfin les institutions sportives internationales devraient pouvoir affiner le cadre et l’organisation de leur compétitions selon les catégories d’âge, en tenant compte de ces spécificités parmi leurs meilleurs athlètes.

Sources :
An integrative modeling approach to the age-performance relationship in mammals at the cellular scale.

Geoffroy Berthelot, Avner Bar-Hen, Adrien Marck, Vincent Foulonneau, Stéphane Douady, Philippe Noirez, Pauline B. Zablocki-Thomas, Juliana da Silva Antero, Patrick A. Carter, Jean-Marc Di Meglio, Jean-François Toussaint

Scientific Report, Décembre 2018, doi: 10.1038/s41598-018-36707-3
https://www.nature.com/articles/s41598-018-36707-3

À propos de l’AP-HP :
L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire, acteur majeur de la recherche clinique en France et en Europe mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 10 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Île-de-France : 95 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.
http://www.aphp.fr

À propos de L’IRMES :
L’Institut de Recherche bioMédicale et d’Épidémiologie du Sport (EA 7329 de l’Université Paris Descartes associée à l’INSEP / Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance, au Ministère des Sports et à l’AP-HP / Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) développe un programme international d’études ciblant quatre domaines de pointe en matière de recherche: épidémiologie
de la performance, physio-pathologie du sport, prévention par les activités physiques ou sportives, physiologie expérimentale

A propos de l’Université Paris Descartes :
L’Université Paris Descartes, l’université des sciences de l’Homme et de la santé à Paris. Avec ses 9 Unités de Formation et de Recherche (UFR) et son IUT, l’Université Paris Descartes couvre l’ensemble des connaissances en sciences de l’Homme et de la
santé. Seule université francilienne réunissant médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique, son pôle santé est internationalement reconnu pour la qualité de ses formations et l’excellence de sa recherche.